Les hôpitaux de Dreux
A u cours des siècles passés, la ville dé Dreux posséda quatre hôpitaux destinés à secourir les pauvres malades :
1° La Maison-Dieu primitive, fondée suivan t Dorât au ÎID siècle ou plutôt, comme le dit M. Lefèvre, au VD siècle, dans le quartier de la Folie, en dehors dé Vènceinte fortifiée; elle fut le seul hôpital jusqu'au XID siècle ; elle devint aloès une succursale de l' HûleUDieu et ne fut fermée qu’en H 46, après avoir vécu, si Von adopte la thèse de M. Le^ fèvre, près de douze siècles.
L’Hôtel-Dieu, notre hôpital actuel, qui fut fondé à la fin du XID siècle, dans la Grande^Rue ; il prit sous la Révolution la dénotitination de Maison de secours, puis d’hospice, plus tard d’hôpital et ioUt dernièrement d’hôpital-hospice; il compte aujourd'hui sept siècles d'existence.
3° La Maladferie de Saint-Gilles, fondée à la même époque que V Hôtel-Dieu, â l'extrémité du faubourg Saint-Martin ; elle fut sup^ primée en 1 696 et réunie avec ses biens à l'Hôlel-Dieu, après une existence de cinq siècles.
4^ L'hôpital dès Quatre Maisons de Santé, fondé en 1630, dans la plaine du Rléras ; il existait encore en 1 7 2b, mais fut fermé au cours du XVI ID siècle, nous ne savons en quelle année ‘ il n'avait duré ([u’ environ un siècle.
Un cinquième établissement hospitalier exista jadis dans le haut du faubourg Saint-Denis ; il est désigné dans les titres sous le nom t/’hôpital de Saint-Denis-les-Dreux ; êlabliuu cours du XI D siècle, il fut détruit au XV^ siècle ; mais on n’g soignait pas les malades : on y donnait seulement V hospitalité aux pèlerins et aux voyageurs.
Cette création en faveur des pauvres malades de quatre hôpitaux dans notre vieille cité qui n avait guère alors plus de 4,000 habitants, n'est-ollc pas Une source d' enseignements ? File nous apprend :