CHAPITRE XXVII
L’Architecture de l’Hôpital et les Œuvres d’art
qu’il renferme.
La chapelle et les bâtiments de l’Hôpital ne présentent absolument aucun intérêt au point de vue architectural.
L’intérieur de la chapelle forme un rectangle dépourvu de toute ornementation et dont la monotonie des lignes n’est interrompue que par les quatre pilastres assez saillants qui se trouvent sur chacune de ses faces latérales et qui reçoivent la retombée des arcs de. la voûte.
La voûte primitive, que l’on peut voir encore tout entière dans les combles du monument, était un beau plein cintre en bois. Elle fut remplacée, au siècle dernier, par la voûte en briques qui existe aujourd’hui.
Le haut et svelte clocher qui surmontait autrefois la chapelle,
(1) Uq asile pour les vieillards-hommes a été, par acte du 13 mai 1876, fondé rue Saint-Martin par M. et M”* Constantin Gautier; il a été reconnu d’utilité publique par décret du 31 juillet 1877.
INTÉUlEüa DE LA CHAPELLE
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comme le montre la gravure du XVI 1“ siècle reproduite dans cet ouvrage (page 65), et qui menaçait ruine, futjabattu en 1810; on lui substitua le disgracieux campanile actuel.
La nouvelle cloche, qu'on y avait logée en même temps, se brisa accidentellement au cours de l’année 1 902 ; grâce au don généreux d’un de nos concitoyens, elle fut refondue par les soins de MM. Crouzet et Hildebrand, fondeurs à Louviers ; elle porte l’inscription suivante : *
« Le 9 décembre 1902, j’ai été bénite par M. le Chanoine Ca- « nuel, curé de Dreux, et nommée Eugénie par M. Eugène de « Saint-Blanquat, administrateur, et Madame Rachel Forget, « épouse de M. Gustave Desvaux, administrateur, M. l’abbé « Faligan étant aumônier de l’Hôtel-Dieu et M' Barre maire de « la ville de Dreux. »
t^es bâtiments qui entourent la cour d’entrée de l’Hôpital sont de l’époque de Louis XIII ; ils comportent, dans le fond, une longue cave curieuse, formant galerie et bien éclairée par des fenêtres donnant sur la rivière. L’aile droite faisant suite à la chapelle ne comprenait, il y a une vingtaine d’années encore, qu’un simple rez-de-chaussée.
Toutes les autres constructions sont de date récente.
Si l'Hôpital n’offre dans son architecture aucune particularité remarc|uable, il renferme en revanche quelques œuvres d’art qui méritent d’être signalées. >
Un inventaire des richesses d’art de la France fait en 1878, et dont nous avons retrouvé la copie en ce qui concerne notre ville, en donne la description suivante :