‹ Les Hôpitaux de QuimperChapitre 28 sur 40 · VAR EE · texte numérisé non relu

VAR EE

des Dames de Saint-Thomas de Villeneuve, qui exerçaient déjà dans d’autres hôpitaux de Bretagne.

Le contrat qui les engage semble rédigé par des gens d'église plus que par la municipalité ; les clauses morales et spirituelles y ont la plus grande place ; on insiste, en ce qui concerne les filles, sur l'obligation faite aux sœurs de les « élever dans la crainte et dans l'amour de Dieu et de la Vierge sa sainte Mère, dans la retenue et la modestie si nécessaires à tous les chrétiens et particulièrement aux femmes ».….

Ces religieuses n'étaient que trois, y compris la supérieure ; la ville leur adjoignit une servante.

L’aumônier est nommé, lui aussi, par le bureau de l’hôpital, sans qu’on signale, cette fois, d’opposition du fait de l’évêque. ;

C’est parfois un bon vivant qui scandalise les bourgeois : nous le voyons, en 1717, recevoir chez lui des écoliers pensionnaires, sans doutes ses élèves, qui volent les clefs, ouvrent les portes, favorisent la sortie clandestine des malades, lesquels s’en reviennent le soir en chantant autre chose que des cantiques ! Aussi le bureau fera-t-il cesser ce désordre, en 1756, en donnant au chapelain Le Bris « pour logement une cuisine et une chambre à cheminée... sans prétendre à autre appartement et avoir dans le dit appartement aucuns pensionnaires, Chambriers ne escholiers ». Ce même sieur Le Bris, chapelain, protestera un jour contre le voisinage des fous récemment installés près

de lui et demandera leur éloignement : exigence ma-

ladroite, puisqu'elle ne réussit qu’à faire signaler par le comptable « cet ecclésiastique coupable de donner

de nombreux sujets de plaintes » et de négliger son ministère.

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