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L’hospice Saint-Julien aurait été fondé (sans qu'on en ait la preuve) par le chanoine Firmin (xmes.} qui aurait donné son nom au pont par lequel on y accédait.
Faty conteste cette étymologie ; selon lui, ce nom viendrait de « pont fermé » et rappellerait tout simplement la barrière qui fermait d’ailleurs tous les ponts situés à la limite de la ville et des faubourgs, afin de faciliter les opérations de douane et renforcer la sécurité lors des troubles.
Saint-Yves devait être plus récent que les précé-. dents si l’on en juge par le nom qu’il porte : on sait en effet que le grand saint breton, « l’avocat des pauvres », « l'avocat non voleur » (1253-1303), fut canonisé en 1347.
Hôpital psychiatrique Saint-Athanase.
Nous ne ferons que mentionner ici l'asile des aliénés : c’est un organisme départemental indépendant de la ville, et qui n’entre donc pas dans le cadre de cette étude. Son histoire a d’ailleurs été écrite, en 1938, par le D: Ho o (x):
Rappelons simplement ses origines.
Avant 1750, « l'hôpital de Lanmeur (aujourd’hui
arrondissement de Morlaix, autrefois enclave de l’évê-
1. D' R. Cosléou, « L'Hôpital psychiatrique de Quimper. Thèse du Doctorat en médecine, Paris, 1938.
SL AS pal
ché de Dol) recevait des aliénés. Auprès de l’église paroissiale, deux corps de bâtiments aux murs épais, aux portes et fenêtres solides et grillagées, contenaient vingt loges, tant au bas qu’à l'étage supérieur » (1).
On a vu que Mgr Farcy de Cuillé, en 1709, s'était inquiété du sort des malheureux insensés, tout au moins de ceux que leur folie pouvait rendre dangereux. Le bureau, saisi de cette initiative qu’accompagnait une somme de 4oo livres, indiqua « pour la construction des dites loges l'appartement au rez-dechaussée du pignon méridional de la maison neuve de l’hôpital (Saint-Antoine) », choix qui indignera un jour le chapelain.
En 1818, un projet fut soumis au Conseil général, tendant à construire dans l'enclos de l’hôpital (ancien Séminaire) un dépôt pour aliénés. Ce projet fut réalisé en 1826.
Dès l’année suivante, cette annexe se sépara de l'hôpital et devint autonome, soumise à l’administration départementale.
Agrandi en 1881, par la construction du « Quartier Baume », l'hôpital psychiatrique est situé à l’Est de
l'hôpital civil qu’il semble continuer.