‹ Les Hôpitaux de QuimperChapitre 32 sur 40 · L'HOPITAL ACTUEL · texte numérisé non relu

L'HOPITAL ACTUEL

HisTOoRIQUE.

Le concile de Trente, en 1564, demandait la création d’un séminaire dans chaque ville épiscopale.

En effet, jusqu'alors la formation des clercs se faisait de deux manières qui présentaient bien des inconvénients : les uns, qui jouissaient de ressources suffisantes, allaient suivre les cours de quelque grande Université ; mais la plupart s’instruisaient sur place, soit auprès de particulieres comme nous l’avons vu en ce qui concernait le jovial aumônier de Saint- Antoine, soit, plus tard, dans des écoles dotées par des bienfaiteurs.

La nécessité se faisait donc sentir d’un établissement spécialisé.

Sa construction fut décidée à la suite de la libéralité de l’abbé Maurice Picot, recteur de la paroisse de Plouguernevel, en 1669.

Le projet n’alla pas sans difficulté : M. Picot voulait voir ériger « SOn » séminaire dans sa paroisse. Il se rendit vite. cependant, aux raisons et objurgations de Mgr de Coëtlogon et l’on décida que l'édifice serait construit à Quimper. Mais les discussions continuèrent

J. H, Libéral 4

d9 2 de

encore un certain temps, pour aboutir à un compromis : un bâtiment principal à Quimper et, à Plouguernevel, une sorte d’annexe du séminaire. [l fallut, bien entendu, des lettres patentes du Roi pour aplanir les dernières difficultés.

Bref, le 24 mai 1677, fut achetée enfin, pour 9.000 livres, le manoir de Creac’h Euzen.

Le lendemain, « Missire Porellec prenait possession du dit manoir et dépendances avec les formalités ordinaires, c’est-à-dire après avoir fait feu et fumée dans le dit manoir, ambulé et déambulé dans les dépendances » (1). ie

La première pierre fut posée le 21 avril 1678 sous ’épiscopat de Mgr de Coëtlogon.

Le séminaire fonctionna peu de temps après, mais ne fut terminé que sous Mgr de Ploeuc (1707-1739), à une date indéterminée.

À partir de 1789, il sera contrôlé par les administrateurs. On profitera de la présence de l’évêque constitutionnel Expilly pour en expulser les directeurs non assermentés, complaisance qui n’empêchera pas Ex- pilly de périr sur l’échafaud.

En 1791, le Séminaire devient une prison à l’usage des ecclésiastiques non assermentés qui auront été dénoncés.

Enfin, le 25 mars 1793, la municipalité demandant «un bâtiment national pour servir d'hôpital à 500 malades, arrête que le Séminaire de Quimper» sera mis

1. Abbé Peyron, Notice historique sur les Séminaires de Quimper et de Léon.

Page 1