CELANT ROYAL DE « L HERMINE
C'est un rêve tenace et jamais illusoire
Qui nous dit de ne pas désespérer du sort ;
Et, pour splendir plus tard aux marges de l'histoire.
C'est assez de l'espoir miraculeux du cor
Que doit sonner, au jour des suprêmes colères.
Arthur apparaissant parmi les aubes claires.
Notre race est vivante encore, et si le mal
Qu'on appelle progrès pour d'autres est fatal.
Il ne l'est pas pour ceux qu'un grand rêve illumine
Et qui dressent sur l'or du soir occidental
Le merveilleux étendard blanc semé d'hermine.
Nos saints, Budoc, Hervot. Ivi. Ronan. Magloire, Qui débarquaient de leurs auges de pierre au bord Des côtes, nos héros ennimbés de victoire. Par les landes, dans les forêts que le vent tord, Sur les îles, les caps, comme au milieu des terres. Dessineront toujours leurs profils légendaires. Leur souvenir, limpide en nous comme un cristal. Xous mande de veiller d'un cœur sacerdotal Sur les us que l'effort pervers du progrès mine. Et d'arborer très haut comme un signe vital Le merveilleux étendard blanc semé d'hermine.