‹ Les houlesChapitre 6 sur 40 · FIN DE SIECLE · texte numérisé non relu

FIN DE SIECLE

^ih '.tout est bu, tout est mangé, plus rien à dire Paul Verlaine.

e siècle tombe en décrépitude Comme un vieillard idiot qui redevient entant, Et le spleen, de jour en jour, s'accroît de l'habitude, Et d'être vieux, vrai, le cœur se fend.

Le fil usé des heures banales, Au bout des soirs trop vécus se casse dans nos mains, Et la chanson d'existence épèle ses finales

Vers le connu de nos lendemains.

Mon cœur ! Mon cœur ! Les portes sont closes Dont les battants orgueilleux s'ouvraient sur l'avenir. Et c'en est fait des espoirs, et c'en est fait des gloses

Que Ton voudrait en vain rajeunir.

Xous sommes las de tes ritournelles, O ressouvenir moqueur des vieux airs ressassés, Et n'osant pas davantage attrister nos prunelles,

À l'inconnu nous disons : « Assez ».

Il ne vaut pas que tu le commettes, Mon cœur ! l'effort inutile en ces jours si dolents : A quoi bon ? Tout est prévu, tout, même les comètes

Le monde est vieux de tant de mille ans !

Toute ville est plus ou moins Sodome ; Et, maudissant à la fois le poète et ses vers, Le même aphorisme son des lèvres de Prudhomme

Dont l'esprit seul n'est pas à l'envers.

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