‹ Les houlesChapitre 8 sur 40 · CONSEILS · texte numérisé non relu

CONSEILS

Mon cœur, mon triste cœur, écoute bien ceci Voici le temps où vont s'abattre sur les plages Les filles de seize ans aux cheveux d'or roussi.

C'est la saison de ces trop chers enfantillages Où la Blonde veut bien que l'amoureux transi, Comme on entend la mer au creux des coquillages.

Ecoute un peu d'amour près de son cœur aussi. Si tes larmes, mon cœur, ont fixé des sillages Sur les flots du désir navigues jusqu'ici,

Désapprends à toujours les douloureux voyages

aère nolisés vers l'amour sans merci Des filles de seize ans dont les cœurs sont volages.

Voudrais tu pas, mon cœur, que prît fin ton souci

Oui, je sais bien que ta candeur te rend sujet A t'éprendre de quelque amour inopportune. Et que si la raison, parfois, ne corrigeait

Ta disposition fréquente aux coups de lune,

Cœur naïf comme une oie et bavard comme un geai.

Tu ferais chaque jour cent bêtises pour une.

jeux d'ironie 8i

Te voilà prévenu. Quitte donc tout projet D'aller par les beaux soirs poursuivre sur la dune Les filles de seize ans dont l'esprit froid jugeait

Que c'est sottise à deux rêvasser à la brune. Souviens toi de ne point refaire le trajet Que trop souvent, hélas ! tu fis par infortune.

Tu es schUmyl, mon cœur, comme dit Paul Bourget.

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