‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 100 sur 154 · I. France protesta ittc , t. VIII, p. i'i'i · texte numérisé non relu

I. France protesta ittc , t. VIII, p. i'i'i

ir PARTIE. — LA VIE DES H^UGUENOTS.

Jean Lemaçoii, sieur de La Rivière, l'un des fondateurs de l'Église réformée de Paris, se soumit, lui aussi, au grand principe que renferment ces paroles : Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. Son père, procureur du roi à Angers, avait en horreur la doctrine réformée. Son indignation fut extrême quand il apprit que son fds était devenu hérétique! Il employa tout, caresses, promesses, menaces, pour le faire revenir; mais La Rivière résista.

Celui-ci confessa plus tard que toutes les rigueurs dont son père usa à son égard, ne furent rien, à ses yeux, auprès des larmes paternelles. ^diYQÛsXdiWCQ fut respectueuse, mais inébranlable. Il fut l'une des victimes de la Saint-Barthélémy. Crespin a raconté sa fin. Montsoreau se transporta à son logis. « Trouvant la femme dudit La Rivière à l'entrée du logis, il la salue et la baise à la coutume de France, spécialement des courtisans, et lui demande où était son mari. Elle répond qu'il se promenait au jardin. Disant cela, elle y mène Montsoreau, lequel ayant gracieusement embrassé La Rivière, lui dit: Savez-vous pourquoi je suis venu ici? Le roi m'a commandé de vous tuer et tout maintenant. J'en ai charge expresse, comme vous le connaîtrez par ces lettres. Quoi disant, il lui montre une pistole toute bandée. La Rivière répond qu'il ne pensait avoir commis aucun forfait; toutefois, puisqu'on cherchait ainsi sa vie, priait d'avoir quelque loisir d'implorer la miséricorde de Dieu, et remettre son esprit entre les mains d'icelui. Ayant achevé en peu de mots sa prière, il présenta volontairement son corps à ce bourreau, qui lui tira un coup de pistole, dont il mourut sur place. »

Sa veuve, elle aussi, demeura inébranlable; on la précipita dans le Maine \

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