‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 116 sur 154 · France protestante , t. Il, p · texte numérisé non relu

France protestante , t. Il, p

bonne raine , fort agile , et dont les dents claqvnicnt un pen. C'clail M. de Prunelai, neveu de l'ancien gouverneur de l'amiral.

Goligny, qui s'intéressait à tous ceux de cette maison, lui dit avec douceur: «Monsieur, ne tremblez-vous pas? n'oubliez point qui vous êtes et en quelle aflection j'ai tous les vôtres. — Ce n'est rien, Monsieur l'amiral. Mon corps tremble, car il sent où mon cœur le mène. Soyez assuré que je ferai mon devoir. — C'est bien», reprit Coligny, en avançant toujours. Prunelai expira aux premiers rangs, criant jusqu'à la lin pour cri de guerre: Chàtillon! Cbàtillon!

Coligny dut être content, lui ((ui fut la valeur en personne.

Brantôme, ayant à raconter la Saint-Barthélémy, s'arrête devant le cadavre de l'amiral: «De décrire les insolences et opprobres que d'autres firent à son corps, cela est indigne de la plume et écriture d'un honnête cavalier; mais, tant y a, que tels lui firent des injures, des vilenies, insolences et opprobres, lesquels auparavant ne l'osaient regarder et tremblaient devant lui. Ainsi vit-on jadis, devant Troie, des Grecs les moins vaillants braver autour du corps d'Hector mort. Ainsi voit-on souvent aux déserts de Barbarie les animaux les plus timides braver autour dîun grand lion mort, gisant dessus le sable , qui soûlait être auparavant la terreur de tout un terroir et de toute une grande et spacieuse forêts »

L'impartial Lestoile a consigné dans son journal mainte brève parole propre à rendre témoignage à la valeur des calvinistes.

A Colombières, défenseur résolu et déterminé de Saint-

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