Bulletin du protestantisme , t. III, p. G
lo04-, à la duchesse Jacqueline de Longwy, mourante, la cène qu'elle désirait, «ce sacrement, lui dit-il, ne devant s'administrer que dans les saintes assemblées '».
Mais qui est-ce qui n'éprouverait je ne sais quelle secrète admiration pour ces huguenots si fiers, si valeureux qui surent s'incliner humblement, le cas échéant, devant les sévères prescriptions de leur code disciplinaire? Ainsi nous savons que le roi de Navarre lui-même, avant qu'il fût devenu Henri IV, ayant connnis un grave péché, à la Rochelle, Duplessis parvint à le convaincre qu'il fallait reconnaître publiquement sa faute. C'est ce que fit le roi, dans l'église de Ponlz, en présence de toute la noblesse de son armée. On le reçut alors «à la paix de l'Eglise», à condition toutefois qu'à la Rochelle, où le scandale avait été commis, le grand pécheur ferait également amende honorable, à la première occasion. Et le roi se soumit*.
L'article XXI semblera sévère : «L'office des anciens sera de faire assembler le peuple, rapporter les scandales au consistoire, et autres choses semblables, selon qu'en chacune église il y aura une forme couchée par écrit, selon la circonstance des lieux et temps.» Mais quelle majesté antique dans cette simple expression : les anciens et diacres sont le sénal de l'Eglise ! Comme la charité chrétienne palpite sous ces deux paroles de l'article XXII : «Quant aux diacres, leiu' charge sera de visiter les pauvres, les prisonniers et les malades et d'aller par les maisons pour catéchiser'.» Ûue de saine piété dans l'article XXXII : «En temps d'âpre persécution ou de guerre ou de peste ou famine ou autre grande affliction.... on pourra dénoncer prières pu-