‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 42 sur 154 · Bulletin, t. Il, p. !:>; t. 1, p · texte numérisé non relu

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94 r« PARTIE. — LA FOI DES IIUrTUENOTS.

tels) étaient sommés de vider, au plus vite, leurs mains de tout livre répugnant à la doctrine catholique, sauf à se voir instruire un procès comme hérétiques '.

Les devises adoptées par la plupart des grands seigneurs étaient la forme la plus concise dont ils pussent revêtir leur pensée favorite.

Doux le péril pour Christ et le pays: ce fut celle du brave Coudé, lue à Jarnac, de celui-là môme dont le duc d'Anjou, son cousin, fit charger le corps sur une vieille ànesse^ Blessé d'une ruade du cheval de La Hochefoucault, il avait refusé de se retirer, montrant, pour toute réponse, à ceux qui insistaient, sa cornette blanche; s'étanl fait remonter à cheval, il fondit avec impétuosité sur les rangs ennemis.

Jeanne d'Albret lit graver sur l'exergue des médailles qu'elle distribua aux chefs de son armée, ces deux mots: Mors lionesta, une mort honnête^.

Sur le plat de la couverture d'une Bible de Duplessis- Mornay, on ht, au-dessous du nom de Charlotte Arbaleste* :

L'esprit et la force Vient de Dieu.

Arte et Marte, répétait un autre huguenot, tandis que le secrétaire de Mornay, Benjamin Aubéry, sieur du Maurier, dont le caractère avait pour trait distinctif la modération, ht inscrire sur les murs de son château de Fontaine ces deux mots-ci: Cœlestem cogita, comme pour se rappeler sans cesse qu'une seule chose est nécessaire \

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