Florimofid 'le Kricmoiid, jt. KdI
132 ir PARTIE. — LA VJE DES HUGUENOTS.
une âme d'ébène. Ils trompent et déçoivent ceux qui, sous ce faux masque, ne peuvent découvrir leurs ordures'. »
Voilà la conscience de Racmond en repos. Il avait peint le visage d'albâtre des huguenots ; pour empêcher que l'on ne s'y trompât, il lui restait à peindre leur âme d'ébène
Mais parlons sérieusement. Ne faut-il pas que les mœurs de nos ancêtres aient eu un attrait irrésistible, pour que leurs plus violents adversaires, après en avoir fait malgré eux un tableau enchanteur, soient réduits, pour les expliquer, à balbutier les mots de fausseté, d'apparence, d'hypocrisie diabolique ? Une cause est excellente quand, pour essayer de la noircir, ses adversaires sont obligés de recourir à de si pauvres arguments '\ Ils oublient cette parole de Jésus, que l'on ne saurait trop leur rappeler: C'est au fruit qu'on connaît l'arbre.
1. Floriraondde Raemond, p. 863. Raemond applique tout d'abord aii.\ Adamites et aux Anabaptistes les ôpitiiètes «sanctiiîés et déifiés», mais rensemble du passage que nous avons résumé fait bien voir qu'il entend les appliquer aussi à tous les hérétiques et en particulier aux huguenots du seizième siècle.
2. C'est ainsi qu'un historien catholique de Jeanne d'Albret ne trouve qu'une chose à lui reprocher, sa religion; queMontluc {Mémoires, édition de 1786, t. XXVI, p. 76) reproche aux huguenots de faire les mortifiés, etc.
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