‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 140 sur 163 · I. Mémoires, etc., édition de 1786, t. XXVI, p · texte numérisé non relu

I. Mémoires, etc., édition de 1786, t. XXVI, p

le capuchon rabattu, armés de croix et de chapelets, mais aussi de piques et d'arquebuses, allaient maudissant les huguenots et les politiques, «roulant des yeux terribles, se contournant le visage et le corps, faisant tous les gestes, poussant tous les cris des combats.... Les vieux moines portaient leurs hallebardes d'un air grave et lugubre, les jeunes affectaient des attitudes dégagées et simulaient, par

mille bravades en action, les spadassins et les raffinés

Le plus étourdi, le plus impétueux, le plus pétillant d'entre eux descendait et remontait le courant électrique de la procession. Il disait çà et là tantôt une plaisanterie, tantôt une sentence pieuse, tantôt une maxime féroce». (Dargaud.) Les lettres de Pie V nous autorisent à le mettre sur la même ligne que Paul IV, qui conjura Henri II d'introduire en France l'inquisition, et qui s'écria qu'il vendrait les calices des églises et jusqu'à ses habits pour faire réussir le meurtre de la reine Elisabeth '.

Le 17 janvier 1569, Pie V écrit au cardinal de Lorraine: «Nous remarquons avec douleur qu'on n'a pas encore mis à exécution ce qui devrait déjà avoir été fait d'après l'édit du roi, savoir la confiscation des biens des hérétiques, ce qui eût été très-utile pour retenir dans la foi ceux qui chancelaient et pour éloigner, avec effroi, tous les autres de la société abominable des hérétiques et de toute amitié avec eux. »

Le 28 mars de la même année, il s'adresse au roi: «Nous vous exhortons par la sincère solhcitude paternelle que nous avons pour vous et pour votre royaume, à ne plus laisser aux ennemis communs la moindre 'possibilité de se soulever contre les catholiques; nous vous y exhortons avec

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