‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 155 sur 163 · Histoire universelle , édition citée, t. I, p · texte numérisé non relu

Histoire universelle , édition citée, t. I, p

CHAP.it. — DÉTAILS. 317

et notamment au logis où il mourut, quelque chose déplus violent que le vent arracha et emporta en l'air les grilles et les fenêtres'...» C'est lui qui a transmis à la postérité le miracle de l'aubépine qui, après la Saint-Barthélémy, fleurit au cimetière Saint-Innocent: «les confréries y allaient le tambour battant, criant que ce jour-là l'Église refleurissait par la mort de tant d'hérétiques; les autres disaient que cette fleur avait paru dans le champ des innocents meurtris et non pas des meurtriers, signe que l'Eglise qui était affligée, revivrait.»

Il enregistre l'histoire d'un comte qui, ayant juré qu'au point du jour il marcherait dans le sang des réformés jusqu'aux éperons, étouffa la nuit en son sang. Il rapporte que d'autres, ardents à faire brûler, bridèrent d'un feu visible S'épandant par leur chair. Bien plus : l'évêqueCastellan qui, d'une grande froideur, envoyait au feu, mourut demi-glacé, demi-brûlé. C'est là , dit-il, l'une des «choses merveilleuses qui apparurent en ce temps-là en faveur des réformés».

A côté de ces miracles effrayants, il en fait connaître d'un genre tout opposé. Après le Dieu qui châtie ses ennemis, le Dieu qui soutient ses défenseurs. Ainsi, lors de la Saint-Barlhélemy, Merlin, ministre de l'amiral, étant sur les maisons avec Téligny et ne pouvant le suivre à cause de sa faiblesse et mauvaise vue, s'étant laissé choir dans un grenier à foin, entre le tas et la muraille, y demeura pendant quelques jours et fût mort de faim, «sans une poule qui en ce temps lui vint pondre trois œufs en la main^).

Voilà bien des récits où il semble diflfîcile de démêler le vrai d'avec le faux. Nous laisserons chacun libre d'en penser ce qui lui plaît. Mais il nous sera permis d'en tirer tout au

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