‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 35 sur 163 · Idem, t. I, p · texte numérisé non relu

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gemmenl et le plus élioilenicnl que faire se pourra, et les uns et les autres seront avertis de garder la i/iodesfie, tant aux cheveux qu'en toutes les autres choses qui scandalisent le prochain, lorsqu'on y cherche trop d'aflfectation et d'ornements. » Ainsi s'exprime le synode de Sainte-Foy, 1578*, tandis que celui qui se tint à Gergeau, en 1601, alla jusqu'à défendre de porter «des chapeaux de fleurs aux épousailles'».

A Poitiers, en 1560, on décide que «tous consistoires seront avertis par les ministres de défendre soigneusement toutes danses, mommeries, tours de gibecière etcomédies' »; à la Rochelle, en 1581, après s'être élevé avec non moins de sévérité contre «les danses et autres dissolutions», on constate, avec douleur, qu'on s'y «attache de plus en plus dans tous les lieux où il y a des églises* ».

Le synode de Nîmes (1572) défend aux fidèles «d'assister aux spectacles profanes, comme aux dan'ses de théâtre, aux comédies, tragédies ou farces, soit qu'on les représente en public ou en particulier, parce qu'ils ont été défendus de tous temps par les églises de Dieu, comme des amusements illicites et qui corrompent les bonnes mœurs » ; il semblera d'autant plus naturel qu'un autre ait trouvé bon d'excommunier ceux qui «font profession de danser», si toutefois ils persévèrent après avoir été avertis plusieurs fois^

Les magistrats, en ce qui les concerne, «seront exhortés de ne point souffrir les joueurs de passe-passe, de tours de souplesse, de gobelets et de marionnettes, d'autant que

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