Synode de Poitiers, 1560. Aymon. t. 1, p. 1 18 et
cela entretient une vaine curiosité qui cause de la dépense et fait perdre beaucoup de temps ' «. Le même synode (Montpellier, 1598) ne condamne pas les loteries autorisées par les magistrats pour le soulagement des mineurs, des créanciers ou marchands, mais il interdit toute autre espèce de loterie n'ayant pas un but charitable, et particulièrement les «roues de fortune».
L'assemblée synodale tenue, en 1583, à Vitré, en Bretagne, s'élève contre une autre classe de pécheurs : «Les jureurs qui, par colère et légèreté, prennent le nom de Dieu en vain, et tous ceux qui déchirent la majesté du Seigneur, seront grièvement censurés, et si, après une ou deux admonitions, ils ne s'en désistent pas, on les suspendra de la cène, et les blasphémateurs, outrageurs, renieurs et autres semblables ne seront aucunement tolérés dans l'Eglise*.»
'• Une autre, tenue en 1567 à Vertueil,en Angoumois, n'oublie pas «ceux qui falsifieront, déguiseront ou corrompront leur marchandise, suivant la coutume dît pays, comme font en Poitou les tireurs de drap»: ils seront avertis, par le consistoire, «de n'user plus de telles tromperies ^ ». •
Le synode de Montauban, 1594, fait excommunier les so£ciers, charmeurs et enchanteurs*; celui qui siégea à Orléans, en 1562, ordonne aux églises de condamner sévèrement les usuriers et les concussionnaires^; les hommes
1. Synode de Montpellier, 1598. Aymon, t. I, p. 219. Le synode de la Rochelle, 1571, s'était exprimé, à ce sujet, dans des termes presque identiques, Aymon, 1. 1, p. 109.