‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 37 sur 163 · Idem, t. I, p · texte numérisé non relu

Idem, t. I, p

qui en ajiiielleiont d'autres en duel, ou bien qui, ayant acceplé un défi, tueraient leurs adversaires, seront censurés et punis par la suspension de la sainte cène; ils ne pourront être reçus à la paix de l'Église, à moins de faire une reconnaissance publicjue de leur faute'. (Synode de Montauban, 1594.) Cinquante ans plus tard, un autre synode appelle tout simplement le duel un péché infernal ^

Transcrivons, pourTmir, un article qui fait le plus grand hunneur à ceux qui le rédigèrent nu milieu des plus terribles discordes religieuses; il se trouve dans les actes du synode tenu à Poitiers, en 1560: «Toutes violences et paroles injurieuses contre les papistes , et même contre les chapelains, prêtres et moines, seront non-seulement empêchées, mais aussi réprimées autant qu'il sera possible ^ »

Telles furent les principales prescriptions synodales. D'une rigidité outrée en quelques points, elles n'en contiennent pas moins la preuve certaine que le protestantisme français donna, en plein seizième siècle, à ses adversaires étonnés le magnifique spectacle d'un code religieux qui trahissait à chaque page les plus hautes aspirations vers la sainteté.

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