SCENE IV
LES MÊMES î RAOUL, que Ton amène arac on bandeau sur loi yeux et qui descend du grand escalier à droite. Toutes les jeunes filles le montrent du doigt ou viennent doucement et sur la pointe des pieds la regarder, et s'enfuient, d'autres s'approchent et l'entourent.
LE CHOEUR, à demi-Toix.
Le voici ! Du silence I
En tremblant il s'avance,
Et peut-être il a peur.
C'est charmant I quel bonheur !
Sous ce voile léger
S'il savait quel danger
Le menace en ces lieux,
H serait trop heureux 1
Mais la foi du serment
Contre lui nous défend,
Et gaîment nous soustrait
A son œil indiscret.
URBAIN, pendant oe temps, regardant non pas Raoul, mail la rein* et la
groupe de jeunes filles.
Grâce à lui l'on m'oublie, et je puis en ces lieux
(Montrant les jeunefc filles.)
Contempler les dangers qu'on dérobe à ses yeux.
MARGUERITE, montrant Raoul, et faisant nigne à tout le monda de s'éloigner.
Il faut que je lui parle... Allez, et laissez-nous.
URBAIN, regardant Raoul.
Ail I d'un pareil destin qui ne serait jaloux 1
LE CHŒUR
Oui, partons en silence ; Son cœur tremble d'avance
Et peut-être il a peur.
C'est charmant! quel bonheur!
Sous ce voile léger
S'il savait quel danger
Le menace en ces lieux,
11 serait trop heureux I
Mais la foi du serment
(Montrant Marguerite.;
Contre lui la défend, Et gaîment la soustrait  son œil indiscret.
(Tout ;e inonde sort.)