‹ Les Huguenots, grand opéra en cinq actesChapitre 19 sur 49 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

lÉS précédents; VALENTINE, couverte d'une voile blanc et amenée par plusieurs demoiselles d'honneur,

Votre compagne, la voilà;

Archives de !a ^^ille de Bruxelles Arch jef van de Stad Bîi}ss^

Et des mains de sou père, ici , recevez-la.

Saint-Bris a pris la main de Valentine ; et l'amène k Raoul qui la regarde.

RAOUL

Ah! grands dieux! qu'ai-je vu?

MARGUERITE

Qu'avez -VOUS?

RAOUL

Quoi! c'est elle!

Que m'offraient en ce jour...

MARGUERITE

Et rhymert et Tamour.

RAOUL

Quoi ! c'est là , dites-vous , ma compagne fidèle ! Trahison ! perfidie !

TOUS

Ah! grands dieux! quel transport!

RAOUL

Moi, son époux?... jamais!

MAÈiGUERlTË et VALENTINE.

0 ciel !

RAOUL

Plutôt la mort!

SAINT-BRIS et DE NEVERS.

Ah ! je tremble et de honte et de rage; C'est à moi d'immoler Tennemi qui m'outrage , C'est son sang qu'il me faut en ma juste fureur, Pour punir son affront et venger mon honneur !

VALENTINE

Et comment ai-jc donc mériié cet outrage ! Dans mon cœur éperdu s'est glacé mon courage, Il faut perdre à la fois son atnour et Thonneur : Et pour moi désormais plus d'espoir, de bonheur!

RAOUL

Trahison ! perfidie ! à ce point l'on m'outrage ! Je repousse à jamais un honteux mariage. Plus d'hymen , je l'ai dit , et fidèle à l'honneur, Je me ris désormais de leur vaine fureur!

MARGUERITE

0 transport l 6 démence ! et d'où vient cet outrage î

A briser de tels nœiuls quel délire l'engage! Etd^uD autre penchant le pouvoir séducteur Viendrait-il loiit à coup s'emparer de son cœur?

MARCEL

Oui , moQ cœur applaudit à son noble courage ; Il repousse a jamais un falal mariage. A son culte fidèle, et fidèle à l'honneur. Je me ris maintenant de leur vaine fureur!

CIIOEDR GÉ^iÉRAL.

0 transport! 6 délire! et d'où vient cet outrage? Et pourquoi rompre ainsi le serment qui l'engage? Cet a£Proot veut du saug.

Montrant Saint-Bris.

Et sa jusie fureur Doit punir un perfide et venger son honneur !

MARGUERITE , à RaouL Un semblable refus...

RAOUL

N'est que trop légitime.

MARGUERITE

Diles-m^en la raison.

Qu'ai-je fait?

RAOUL

Je ne le puis sans crime.

VALENTINE

RAOUL

Par égard je veux me taire encor ; Mais cet hymen... jamais!

MARGUERITE , Œvec colère.

Raoul!

Disposez de me sort; Mais je Tai dit: jamais!... jamais! plutôt la mor

DE REVERS et SAIMT-BRIS.

C'en est trop; je Irémis de c<»lère el de rage , etc

DE NETERs ct SAINT-BRIS , à Raoul qu'i s'ùpprê à les

suivre.

Sortons! sortons! qu'il tombe sous nos coups !

RAOUL

D'un tel honneur mon cœur cet plus jaloux.

MARGUERITE

. éiez! «levant moi! quelle insnlte nouvelle!

Faisant signe à un des officiers de désarmer Raoul. ^ is, Raoul , voue épte.

A Saint-Bris et Nevers.

Et vous , oubliez-vous ( à rinslanl près de lui votre loi vous rappelle?

RAOUL

J es suivrai.

MARGUERITE

ISon pas! près de moi, dans ces lieux ous resterez !

SAINT-BRIS

Le lâche est trop heureux

Montrant la reine.

Q celle main royale ait un tel ]»riviiége!

RAOUL

R lésarmant mon bras, c'est vous qu'elle prolége, E eul-étie Irop lot je serai |)rès de vous.

MARGUERITE

T léraires! tous deux redoutez mon courroux.

SAINT-BRIS

C en vain (pi'on prétend enchaîner mon courage. Jeturais retrouver Pennemi qui m'ontraije.

Prenant la main de Valentine.

Vi s, partons, c'e^t à moi, dans ma juste fureur , A nir son offense, à venger notre honneur I

RAOUL

V£ ement Ton prétend retenir mon courage, Je urais retrouver l'ennemi qui m'ouirajje. Oi plus tard je saurais par ma seule valeur Ive^jusser son offense et venger mon honneur !

I VALENTINE

Du] puissant 1 ai-je donc mérité, etc.

MARGUERITE

0 i nsport ! ô délire! et d'où vient, etc.

MARCEL

Ouîmou cœur applautlit à son noble courage, etc.

CHOEUR GÉNÉRAL

0 tjDsporl ! 6 délire! et d'où vi^ni cet outrage, etc.

Partons, partons, éloignons-nous, Rien ne pourra le soustraire à nos coups !

Saint-Bns et de Nevers entraînent Valentine k moitié évanouie et sortent en défiant Raoul , qui veut les suivie, et que retiennent les soldats de la reine. Tout le monde se sépare dans le plus grand désordre,

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