SCÈNE IIL
RAOUL , caché j mah de temps en te}?}ps en vue du spectateur; VALENTiNE, DE SAINT-BRIS, DE NE- VERS , TAVANNES et quelques autres seigneurs catholiques.
SAINT-BRIS, aux selgncurs qui l'entourent.
Oui, l'ordre de la reine en ces lieux nous rassemble;
L'heure est enfin venue où je dois à vos yeux
Dévoiler des projets protégés par les cieux,
Et dès longtennps conçus par Médicis.
VALENTINE
Je tremble !
SAiNT'BRis, à Valenline.
Ma fille, laissez-nous.
DE NEVERs, retenant par la main JTalentine qui veut sortir.
Pourquoi donc ?... ses vertus, Son zèle ardent pour la foi catholique , Permettent qu'en ces lieux devant elle on explique De la reine et du ciel les ordres absolus.
SAINT-BRIS, s'adressatît aux seigneurs.
Des troubles renaissants et d'une guerre impie Vous voulez, comme moi, déliver le pays?
TOUS
C'est notre vœu !
SAINT-BRIS
Du roi, du ciel, de la pairie, Vous voulez, comme moi, frapper l^s ennemis ?
TOUS
Nous sommes prêts.
SAINT-BRIS
Eh bien ! du Dieu qui nous prqtége, Le glaive menaçant est sur eux suspendu !
Des huguenots la race sacrilège Aura dès aujourd'hui pour jamais disparu.
RAOUL, soulevant la tapisserie à droite. Qu'en tend-je?
VALGNTINE, à pavt,
0 ciel !
SAINT-BRIS
Entraînés dans le piège !
Ce soir môme, à minuit, ils doivent périr tous !
DE NEVERS
Qui les condamne?
SAINT-BRIS
Dieu!
DE NEVERS
Qui les frappera ?
SAINT-BRIS
Nous!