‹ Les Hydrophthalmies chez le Chien: Essai de traitement par la vitamine PPChapitre 6 sur 36 · DÉFINITION · texte numérisé non relu

DÉFINITION

Bien que les recherches faites en médecine vétérinaires soient somme toute assez restreintes, surtout si on les compare aux innombrables travaux entrepris à ce sujet en médecine humaine, on a pu situer exactement les caractéristiques cardinales des affections glaucomateuses du Chien.

A proprement parler, il n'y a pas «glaucome » chez cet animal, puisque n’est implicitement contenue dans ce terme que l'idée d’hypertonie sans modification du volume de l'œil, et de teinte glauque caractéristique des dernières périodes évolutives : cette très grave affection oculaire ne se rencontre que chez l’homme

adulte,

Le

Au contraire, chez le Chien de tout Âge, de même que

chez l’enfant de moins de 7 ans, les dimensions du

globe oculaire augmentent parallélement à la tension

de l'œil: ce sera «l’hydrophtalmie » — mot qui considère surtout Fabondance insolite des liquides intraoculaires — ou encore la « mégalophtalmie » — qui traduit uniquement l’énormité de l'organe — ou enfin la «buphtalmie» — excellent terme de comparaison. Ainsi se démontre une fois de plus le peu d'étanchéité des parois qui séparent les médecines humaine et animale. | :

Pour ce qui est du choix des termes, nous conserverons celui d’<hydrophtalmie » qui est consacré par l'usage dans notre médecine ; c’est cependant un mot peu aimé des ophtalmologistes car il est désuet et son étymologie ne signifie pas grand’chose : «de l’eau dans l'œil ». À ce terme qui date beaucoup, nous préfèrerions celui de «buphtalmie» volontiers usité en médecine humaine, qui «parle» vraiment à l'esprit, en laissant de côté celui de « mégalophtalmie » trop restrictif ; ce qui aurait au moins l’avantage d’homogénéiser la terminologie des deux médecines.

Les dernières acquisitions scientifiques vont permettre de définir cette affection d’une formule lapidaire : lhydrophtalmie est un syndrome se traduisant :

1° — Par une augmentation de tension oculaire.

2° — Par une augmentation du volume de l'œil. ce qui montre bien la dualité des symptômes et ce qui respecte à la fois leur ordre chronologique d'apparition et la relation de cause à effet qui les subordonne l’un à l’autre,

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Retours les Fe points caractéristiques des hydro- | phtalmies. = See

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LA TENSION OCULAIRE AUGMENTE L'ensemble des milieux oculaires (humeur aqueuse, — cristallin-vitré) exerce sur les enveloppes de l'œil “une pression constante, facile à mettre en évidence : c'est le «tonus oculaire», encore appelé «ophtalmotonus », «tension » où «pression intraoculaire ». ne de l’étudier de plus près, nous en considèrerons les éléments déterminants : l'angle irido-cornéen, les membranes de l'œil, puis les milieux oculaires.

= . L'ANGLE IRIDO-CORNEEN

- L'angle irido-cornéen. — I est indispensable, avant d'entreprendre la description des membranes de l'œil, d'étudier une région de première importance physiologique : l’angle irido-cornéen, et d’autant plus à fond que certaines différences histologiques entre l’homme et le chien nous permettront de tirer des déductions qui nous semblent intéressantes.

Chez le Chien, — comme du reste chez tous les mammilères, sauf les Primates et l'Homme, — le corps ciliaire «est dédoublé en deux lames par une fissure : c’est le «sinus intraciliaire », où «espace cilioscléral » ou «de FonTAxA ». Cet espace pénètre plus ou moins profondément d’avant en arrière entre les procès ciliaires et le muscle ciliaire, ce dernier restant toujours

ob te la eotaie ». Rae Den Fa 4 Ainsi, nette différence entre l’homme à corps ciliaire :

compact et indivis, à muscle ciliaire énorme ét, partant

à angle cilio ou irido-cornéen, et le chien, à COrps ciliaire divisé en 1 procès d'une part, muscle ciliaire peu | développé d'autre part, donc à angle cilio ou iridoscléral puisque la chambre antérieure est ainsi agrandie vers l'arrière. :

L'espace cilio-scléral est eo par les trbécles que -

la Descemet fournit en s’effeuillant, en s’égrenant en systèmes de lamelles délimitant des espaces intercommunicants. Cette «formation pectinée» (HUECKk), ce « ligament pectiné », ce «système trabéculaire » (RoOCHON-DUvIGNEAUD), ce «© ligament cribriforme » (HENDERSON) va cerner le pourtour de la chambre antérieure et les espaces de Fontana, compris dans cette formation cloisonnante, communiquent les uns avec les : autres et aussi avec la chambre antérieure par d’innombrables pertuis.

Ces trabécules, qui ont plus ou moins complètement disparu chez l’homme, faute de place, sont de trois sortes :

— les plus superficielles, sous la sclérotique, servent de tendons scléraux aux muscles ciliaires et méritent . le nom de « myosclérales ».. Elles se présentent sous la forme de trabécules grêles anastomosées entre elles de manière à circonscrire des mailles larges et irrégulières.

— les «ciliosclérales » relient le bord antérieur de la lame ciliaire à la sclérotique.

— les «irido-cornéennes, les plus profondes, rattachent les procès et la racine de l'iris, — qui, sans cette

- polémiques acharnées.

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