‹ Les Hydrophthalmies chez le Chien: Essai de traitement par la vitamine PPChapitre 7 sur 36 · ONE · texte numérisé non relu

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De La TENSION nr or : 1

* ane, #1

| contention, Hotieraient — au bord de L Descemet, dans

Ja région du canal de SCHLEMN : c'est le ligament pectiné de l'iris proprement dit, de HUECK. Elles sont larges,

| aplaties, et circonscrivent des mailles beaucoup plus

étroites. De plus, lorsque plusieurs travées s’anasto-

__ mosent entre elles, elles constituent par leur coales- . - cence une sorte de plaque imperforée en forme d'étoile

régulière (ROCHON-DUuviGxEAUD). Ces trabécules possèdent toutes un axe contenant un fin réseau élastique

- (WircHow) ce qui semble bien établir leur origine, car

c'est là un caractère scléral et non cornéen.

Ces espaces ainsi délimités débouchent, à l’opposé de leur communication avec la chambre antérieure, dans un trajet particulièrement volumineux, situé en dehors et en avant du système cribriforme : c’est le canal de SCHLEMM qui a suscité et suscite encore tant de

Canal de Schlemm. — Le développement du muscle ciliaire et la petitesse de la cornée reporte, chez l'Homme, ce canal vers l’axe de l'œil, alors que chez le Chien, à grande cornée et à muscle ciliaire peu important, il s’en éloigne notablement.

Unique ou subdivisé en deux ou trois canaux secondaires, ce canal, creusé dans la sclérotique comme un sinus dans la dure-mère, a une lumière aplatie qui ne présente jamais le contour circulaire ou ovalaire d’un orifice veineux ordinaire ; des caps fibreux font saillie dans sa cavité qui devient ainsi cloisonnée et c’est un point de ressemblance de plus avec un sinus dure-

mérien. Le canal de Schlemm, encore appelé «sinus

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Région ciliaire et angle irien Région ciliaire et angle irien d’un Carnassier. de l'Homme.

d’après ROCHON-DUVIGNEAUD

Il est démontré sur ces deux coupes :

1° L'existence chez les carnassiers d’un espace cilioscléral,

2° L’abondance des trabécules qui le garnissent.

9 D , FT ATS = ;

3° Le peu de développement du muscle ciliaire des Carnassiers, séparé des procès par l'angle cilioscléral.

4° La position du canal de SCHLEMM, très souvent dédoublé chez les Carnivores et très éloigné de l'axe de l'œil.

5° La correspondance exacte, chez eux, des procès et du canal de SCHLEMM.,

ie ia ee OCULAIRE AUGMENTE

sel ral», DC sinus |venosus ler. », est en rapport . constant avec le tissu trabéculaire, bien que n’en-constituant pas un diverticulum géant, puisque l’endothélium, qui le tapisse, est séparé des trabécules par une mince couche de tissu élastique. |

Il s'abouche enfin avec les veinules intrasclérales vers

son extrémité postérieure, à l'encontre de la théorie de

: SONDERMANN (1932) qui en A faisait un canal clos et sans pore.. | Re

Que circule-t-il US ce Ath ? En raison de son analogie avec un sinus de la dure-mère, on lui ferait volontiers charrier du sang (FRIEDENWALD, en 1936, l’assimilait À un gros capillaire veineux injectable par la carotide), mais «il est vide de tout globule sanguin comme de tout coagulum albumineux » lorsqu'on l’examine sur un œil fraîchement énucléé par une série d'artifices extrêmement minutieux (ROCHON-DUVIGNEAUD).

Au point de vue physiologique, cette région va rester

malgré les théories modernes sur lexcrétion de l’hu-

meur aqueuse, le principal siège de son élimination. Le liquide endoculaire, comme nous le verrons, fltrera à travers les trabécules et se résorbera dans le système veineux par l'intermédiaire du canal de Schlemm.

Si nous nous sommes étendu longuement sur ce sujet, c'est que nous pensons qu'il était nécessaire d'en donner une photographie contemporaine. En effet, Dux-ELper et MAGITOT en étaient arrivés à considérer ce canal comme inutile. « Mais les organes inutiles sont souvent ceux dont ont ignore la fonction » fait justement remarquer ROCHON-DUVIGNEAUD qui pense, lui, et en accord avec les idées classiques, à une circulation

veineuse à son intérieur et à un rôle certain vis-à-vis de l'humeur aqueuse ; les poissons ayant peu de liquide endoculaire sous une tension très basse n’en possèdent pas, de même que les mammilères à yeux minuscules et simplifiés.

Pour conclure; nous insisterons de nouveau sur la différence histologique qui existe entre l’œil du chien et de l'homme. Et il nous semble rationnel de penser que l'abondance des trabécules et la réduction des espaces intertrabéculaires des plans profonds surtout, ne vont pas peu contribuer à l’encrassement, par les détritus pathologiques, de ces véritables. «grilles d’égoût » superposées. à

De plus, une hypertension va casser en deux l’espace cilioscléral et la situation éloignée du canal de Schlemm va interdire à l'humeur aqueuse d'arriver jusqu’à lui et, partant, de s’éliminer normalement.

C'est pour cette raison que devront être proscrits absolument, dans le traitement des hydrophtalmies, les mydriatiques, qui rétréciront encore la lumière de cet espace.

Enfin la position postérieure du canal de Schlemm, ainsi rejeté dans le voisinage immédiat du corps ciliaire, va permettre de comprendre la rapidité de linstallation d’une hydrophtalmie à la suite d’une uvéite : la stase des procès va écraser littéralement la lumière de ce canal, déjà réduite par son dédoublement très fréquent.

Puisque, comme nous le verrons, la sclérotique est pour le moins aussi solide chez le Chien que chez l'Homme, c’est donc par cette particularité anatomique

que s'explique en partie, à notre avis, la différence fondamentale qui existe entre la glaucome de l'Homme et l’hydrophtalmie du Chien : il y a dans ce dernier cas un véritable « blocage » de l'angle irido-cornéen, ce qui est impossible chez l'Homme en raison du petit nombre des trabécules et de la position du sinus scléral.

LES MEMBRANES DE L’ŒIL Sclérotique et cornée. — Nous nous étendrons longuement sur la sclérotique et la cornée ; nous ne les caractériserons provisoirement qu'en mettant immédiatement en relief le rôle absolument passif de ces membranes, vu leur indigence en fibres élastiques.

Tractus uvéal. — Le tractus uvéal nous retiendra plus longtemps. Embryologiquement, histologiquement et physiologiquement associés, iris, corps ciliaire et choroïde présentent de nombreux points communs :

1° Leur doublure sur toute l'étendue de leur surface interne par une membrane fortement pbigmentée (pars iridica retinæ puis tapetum à irido-cytes) leur confère le rôle d'assurer la chambre noire de l'appareil photographique oculaire, ce qui ne nous intéresse pas directement.

2° Leurs tissus possèdent tous des fibres musculaires lisses. Ce sont :

— dans le stroma irien et afin de diaphragmer la pupille, les fibres radiées fort apparentes et les fibres sphinctériennes, si”développées chez le Chien qu'elles occupent la moitié de la largeur de liris ;

— dans le corps ciliaire, le muscle ciliaire et ses deux

couches circulaire et longitudinale ; |

— dans l'enveloppe leptoméningée qu'est la de des fibres musculaires que NIcaATI appelait «myoiïdes », au sein de la lamina propria. £

L'importance physiologique de ces be musculaires est considérable pour la régulation de la tension oculaire.

En eîlet, la pupille, qui, nous le verrons, ah de clapet pour le passage de l'humeur aqueuse, va permettre par ses variations de diamètre, une plus ou moins bonne circulation endoculaire. Nous avons vu, d'autre part, que la résorption des liquides intraoculaires dans l’angle cornéen est liée à l’état de mydriase ou de myosis qui ferme ou ouvre l’espace cilioscléral.

Certains faisceaux longitudinaux du muscle ciliaire s’attachent sur les lamelles suprachoroïdiennes et peu-

vent, par leur contraction, attirer l’uvée d’arrière en ,

avant: c’est pour cette raison qu’on le désigne quelquelois sous le nom de «tenseur de la choroïde ».

De plus, quelques faisceaux du même muscle s'insèrent sur les trabécules sclérocornéennes et, par leur contraction, déterminent une dilatation des espaces de Fontana.

Ainsi dans les deux cas — du moins le pensons-nous — Ja contraction du muscle ciliaire amènera une hyperexcrétion des liquides oculaires, ce qui iustifie une fois de plus l'emploi des myotiques.

Enfin le tonus des fibres lisses choroïdiennes exercera sur l’humeur endoculaire une pression constante

Paul: contribuera à maintenir fixe l'ophtalmotonus.

se Ce cote des organes largement vascularisés surtout si on les compare à l'enveloppe oculaire externe qui est très peu irriguée (sclérotique) ou absolument avasculaire (cornée). ;

Circulation choroïdienne. — Pour le tronçon choroïdien de la circulation. uvéale, émanant de l’ophtalmique (qui, chez le Chien, procède de l'artère maxillaire interne et non de la carotide interne comme chez

l'Homme, les ciliaires postérieures se divisent en courtes

et longues artérioles d’un débit considérable. Les artères longues poussent leurs ramifications jusqu’au cercle artériel de l'iris, alors que les courtes s’épuisent dans la choroïde.

Artérioles et veinules cheminent dans la couche des gros Vaisseaux et se résorbent, jusqu’à l’ora serrata, au sein de la couche choriocapillaire en des capillaires énormes, les plus volumineux de l'économie (10 à 36); de larges anastomoses mettent en rapport le système choroïdien et le système cilio-irien par les artères récurrentes issues de ce dernier.

Les veines, énormes, drainent la circulation de retour selon une topographie différente de celle des artères : leur seul émontoire en est les quatre veines vorticineuses qui percent la sclérotique à son équateur et qui drainent la plupart du sang veineux de l'œil, vu labsence des veines satellites des artères ciliaires postérieures et la faible lumière des veines ciliaires antérieures,

Hormis son rôle de nutrition, (la choroïde est pour l'œil ce que le chorion est pour le fœtus, d’où son nom)

et son | rôle de caléfaction pour la rétine, ce riche réseau

vasculaire va faire de la membrane un véritable tissu à érectile pouvant doubler de volume À d'où son rôle évi- dent de matelas hydraulique dans la rénnlation tension-

nelle du globe. C’est dans ce but que se trouvent réunis, dans cette enveloppe, les muscles lisses du stroma, le tissu élastique très développé, la musculature puissante des artères choroïdiennes en rapport avec limportant système nerveux vasomoteur, dont le plexus ganglionnaire a été décrit magistralement par AGABABOFF.

La circulation irienne est si semblable à la circula-

tion ciliaire () que nous les envisagerons toutes deux simultanément.

Circulation irienne. — Les artères ciliaires anté-

rieures, s’anastomosent, dès leur issue des artères irri-

guant les muscles droits de l'œil, avec les vaisseaux

épiscléraux et les anses vasculaires limbiques profondes, dont linilamimation formera cliniquement le cercle périkératique ; elles pénètrent dans la sclérotique et vont former dans liris les grand, puis petit cercle artériels iriens. Il est à remarquer le rôle de « porte-vaisseaux » de la structure si élégante de l'iris: là aussi, les veines dominent dans ce réseau beaucoup plus actif lors de la vie foetale et qui présente la disposition

Optima pour remplir un rôle de dialyse. 11 faut surtout

mettre en relief que ces veines sont très dillérentes

(1) «Liris est un large procès ciliaire étalé » (Mawas).

ou dilatée

Lors de 1 atbGn. de se et trés serrées, elles s'écartent et se fléchissent en zig-Zag ou en spirales. Serait-ce une cause de moins bonne résorption de l’humeur aqueuse? Ce fait expliquerait Faction hypotonisante des ROLE (BAILLIART).

. Circulation ie Enfin re veines dominent tou- 7e jours et de loin, dans la circulation ciliaire. Les vais-

seaux s'organisent en pelotons radiés prenant le nom de procès ciliaires ; ceux-ci sont, chez le Chien, minces en forme de lames et beaucoup plus pauvres en crêtes latérales que ceux des Solipèdes, chez qui on en compte tusqu'à 95. La circulation y.est très ralentie et les échanges y doivent être maximum si l’on considère ces capillaires larges, à parois minces, séparés par un

stroma conjonctii dense.

4 . Si l’on excepte son rôle dans l’accommodation (Roucer) la stase des procès, déterminée par la contraction des fibres circulaires ciliaires, pourrait peut-être avoir un rôle dans la circulation veineuse choroïdienne, lors d’hydrophtalmie. Dans quel sens? Les avis sont partagés et si, pour la plupart, il y a gêne de la circulation de retour, pour ForTiN, cette action musculaire ouvrirait les veines, du moins celles qui sont proches du

canal de Schlemm.

Il doit être retenu de ce bref aperçu sur la circulation uvéale, sa richesse et sa topographie qui font de la choroïde un véritable tissu caverneux et des procès

. un organe sécréteur, Il faut, de plus, insister sur la vas-

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\ f ' De

24 & HISTO-PHYSI0-PATHOLOGIE DE L'ŒIL

cularisation de l'angle scléro-cornéen, siège de nom-

breuses anastomoses entre les capillaires du grand cercle artériel de l'iris, des artères ciliaires antérieures, des artères conjonctivales ; son rôle physiologique appà-

raît nettement comme orienté vers une résorption en

rapport avec la richesse du système veineux.

Rétine. — Membrane hautement différenciée, c’est la plaque sensible de l'œil; elle ne nous intéresse pas, vu que les troubles cornéens mécaniques ou inflammatoires interdisent presque toujours, dans l’hydrophtalmie, l'examen ophtalmoscopique du fundus.

Circulation lymphatique. — De la circulation lymphatique de la région orbitaire, seule est connue celle du globe lui-même, de l'appareil lacrymal et des paupières, les lymphatiques des muscles et du tissu adipeux n'ayant fait l’objet d'aucune relation précise quant à leur topographie et leurs fonctions. -

Les lymphatiques des membranes sont assez bien décrits.

Entre sclérotique et uvée, se trouve un: tissu aréolaire à cellules pigmentaires adhérant fortement à la coque de l'œil : c’est la lamina fusca, ou épichoroïde, ou suprachoroïde, se continuant en avant par la lamina ciliaris. Elle permet le glissement du muscle ciliaire et peutêtre aussi de la choroïde à l’intérieur de la rigide sclérotique. On y rencontre des fentes lymphatiques tapissées d'un endothélium ; homologues des espaces méningés sous-arachnoïdiens, elles drainent, pense-t-on, les espaces lymphatiques des différentes membranes de l'œil.

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5 Le nue de Le ‘cornée cir cule, non pas dans des vaisseaux différenciés, mais «dans les lacunes ou espaces

interlamellaires qui contiennent les cellules» (ROUVIÈRE); puis elle S'écoule dans les espaces roue qui

entourent le canal de Schlemm.

L'iris ne possède guère que les lacunes traversées

par le courant d'humeur aqueuse, en voie d’élimination par les espaces de Fontana. Le reste du tractus uvéal comprend aussi des lacunes dont le contenu s'épanche dans l'épichoroïde, réceptacle de la Ilymphe issue d'autre part des lacunes de la sclérotique.

La lymphe évacuerait l'œil à la faveur des espaces perivasculaires (veines ciliaires antérieures, veine rétinienne et surtout vasa-vorticosa) et périoptique (par la gaine piale qui déverse la .Iymphe dans les espaces sous-arachnoïdiens). Ces espaces ne sont que la continuation de la lamina fusca formant manchon ; ils s’ou-

vrent sur la capsule de TENOX et de là, leur contenu se

collecte à l'intérieur de vaisseaux à parois propres satellites des veines qui le conduiront jusqu’au ganglion parotidien.

Ce bref aperçu sur la circulation lymphatique prouve qu’elle est encore assez mal connue ; certains, dont BouIX, pensent que ces trajets anfractueux se poursuivraient en avant avec l'angle de filtration camérulaire et qu'ils charrieraient du liquide céphalo-rachidien, ce qui n’est pas démontré. Le seul enseignement pratique à retirer de la connaissance de cette circulation Iymphatique, réside dans la palpation du ganglion parotidien facilement explorable chez le chien, dès qu’une infection oculaire sera présumée en évolution.

Joue HISTO-PHYSIO-PATHOLOGIE DE L'ŒIL

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