EST ARRIVÉ
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Une mère : Ah! c'est lui... Ma fragile idole Qui m'avait emporté le cœur...
Il sort de sa sanglante école, .^lon beau petit toujours vainqueur.
Ma fille, mets la blanche nappe.
Oh ! qu'il me mange avec son pain.
Que ce soit sa plus belle étape.
C'est de moi que mon fils a faim.
l'ne mère : Non, non, je sais... Il n'est pas là. Mais je le sens qui boit mes larmes.
N'est-ce pas lui que revoilà Dans ces drapeaux et dans ces armes?
Il m'avait dit : « Je reviendrai... »
Et les héros, il faut les croire...
Ah ! quand pourrai-je, mon fils vrai, T'embrasser dans toute ta gloire ?
La France : Ah ! qu'un même baiser confonde Aux plis des drapeaux triomphants Tous ces libérateurs du njonde.
Morts ou vivants, tous mes enfants.
Le poêle : O mon œuvre, c'est toi, ma mère et ma victoire, c'est toi, tout ce que j'aime, tout...
Depuis que je suis né, tu m'appelles ! Te voici. Dans ces hommes... Dans toute cette foi qui regarde, debout, le monde face à face
et qui va le bâtir suivant sa volonté. Une France à construire, une Europe à semer. Rescander les lois éternelles Au rythme de ma race. Unir l'expérience à l'instinct décisif. A la face,
O mon œuvre, de tous ces hommes, avec tant d'orgueil tant t'aimer, que tous s'3' sentent vivre. L'âme à vif.
Et qu'ils croient, avec moi, mon âme, t'avoir faite... Suis-je pas ivre, moi comme eux, après tout? Oui, tu vis, oui, tu m'inspires, c'est bien en toi que naïf, oui, naïf, je respire, en eux, cet air plus beau. Cette éternelle fête, ce monde reconquis. Tellement moi que je ne suis plus moi. Mon paradis, est-ce le monde ou toi? Ce bleu flambeau que tu me tends, est-ce ma main Ou la main du printemps qui le secoue en ce printemps humain?
Méditons les leçons de la Guerre profonde... Notre sang est peuplé de rencontres de dieux. Nous assistons, vainqueurs, à l'aurore d'un monde Dont les premiers rayons se lèvent dans nos yeux.