LA VICTOIRE, EN CHANTANT... ...LE PEUPLE SOUVERAIN
Notre langue, nos arts, notre honneur, notre terre, La douceur des foyers, la gloire des métiers. Les devoirs de la paix et les droits de la guerre.
Tenu- les inoiis de France : O héros, dans vos 3' eux, revivent tout entiers.
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Le poilu :
Paris! ma France, mon paj's... Je respire l'air de mon pays, je respire ma gloire...
Je tiens ma France sur mon cœur.
Il me semble que je les vois, ma France et mon Paris, vivants de ma victoire, pour la première fois vivants...
Toutes, ces mères et ces femmes, — ma patrie ! Nous, nous sommes tous là, Villes ! On vous a dit que dans le sang, dans la douleur Nous passions notre vie, on ne vous a pas dit avec quel sombre amour la Patrie
Prenait votre visage. La bataille, voyez, grandit ce qu'elle touche. Quel grand ouvrage, quel royaum» A notre tour
Il nous reste à construire, quelle immortelle France, et quel monde, et quel Homme!... Mon atelier Est là qui me regarde, si bon. Voici mes vieilles hardes et mes outils. Comme ils sont beaux, plus beaux ! Ils m'appartiennent mieux. Souffrance, ah ! tu vas avec moi travailler, manger mon pain. Voter la fruste loi, édifier demain... Nos lois, c'est le drapeau, la maison, les outils. Toutes les robustes raisons qui t'ont proclamée, ô Raison, par nos fusils.
Le peuple : L'Esprit de Dieu pour qui travaille. Monte et s'accroît le genre humain, Les grandes Lois, dans la bataille.
Frères, vous montraient le chemin.
Le peuple : Les grandes Lois de la patrie. Par dessus vos fronts haletants.
Penchaient, dans les drapeaux flottants.
Leurs visages sur la tuerie.
Le poète : Les étoiles de la patrie,
Pour mieux enivrer tes vingt ans.
Mêlent leurs visages flottants, O jeune homme, à ta songerie.
Et maintenant, palpables âmes.
Doux regards d'extase noyés De vos enfants et de vos femmes.
Elles s'asseoient à vos foyers.
O toi qui viens, continue-moi.
J'entonne l'hj'mnc des vieux maîtres.
Puisque le rêve des ancêtres.
Peuple, se réalise en toi.