‹ Les HymnesChapitre 2 sur 25 · LA VICTOIRE · texte numérisé non relu

LA VICTOIRE

Les soldats

Les ouvriers

Les pères

Les artistes

Je suis ce vaste ciel intérieur, cette âme Où s'envole l'esprit, du corps victorieux. Activez les brasiers dont vos cœurs sont la ûanune, je suis le plein couchant des jours laborieux.

SUencc. Un rire ardent enveloppe la lame

Que tend le poing sanglant. Que me veulent les cieux ?

Née avec vous, lauriers, une autre voix m'acclame,

Pathétique printemps d'un peuple

Verts aïeux Verts aïeux Verts aïeux Verts aïeux

LA riCTOIRE

Le sang est le ciment, l'esprit est la truelle. Apportez les outils, assemblez les blocs d'or. Bâtissons les autels de la Cité nouvelle.

Les ouvriers l I

Les pères ) l

Les artistes ' )

LA VICTOIRE ( j

Bâtissons

Edifions Bâtissons Edifions

l'invincible la mort.

Lorsqu'il a faim de Dieu, dans l'ombre de mon aile Pour renaître plus beau le vieux monde s'endort.

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Les soldats

Les ouvriers \

Les pères j

Les artistes '

Les mères i

Les épouses ]

Les fiancées '

jeunes riLL?:s \

Les enfants )

Bâtissons la cité

O fils Assemblons les blocs d'or

Les soldats

Les ouvriers

Les pères

Les artistes

Les enfants

Elevons les murailles Apportez les outils

Peuple, fortilions Quel sang doré cimente

Quelle aube argenté Truelles et fusils Les blocs de vie

Edifions la mort A quoi bon A quoi bon L'Amour est fort Aimons

Edifions Chaulons

Les lois de la patrie

Les blocs d'humanité

Les demeures de vie

Les lois, les justes lois, la moisson des batailles

La Cité

Bâtissons

Les soldats

Les ouvriers

Les pères

Les artistes

Les mères

Les épouses

Les fiancées

Les jeunes filles

Les enfants

Lu:/ ne TOI RE

I La Gloire met en nous son austère printemps

i Assemblons les blocs de basalte Dressons les grands échataudages

Enracinons la paix, plantons les arcs flottants L'Amour M'exalte Les Muses tendent les cordages

La Gloire met en nous son funèbre printemps

Nos flancs tressaillent Il s'est levé, le Jour Le jour des fiançailles

Je l'entends dans mon sang qui marche, le Printemps La Gloire chante, je l'entends

La Gloire exalte

Ah ! mieux que les lauriers, que vos roses, jetez

Au fond de moi toute souffrance.

II n'est pas de désirs, de travaux, d'espérance Qui n'aient, sous la splendeur de mes sombres étés.

Vu, dans la joie et l'abondance.

S'accroître leur soleil... Chantez!

sïUfc

Les soldats / Où sont Les ouvriers \ \ ^'lon atelier, ma charrue et mon champ

Les pères y ) J'avais un fils

Les artistes

Les mères \ 1 Nos fils J'avais un fils Les fiancées f j LJ ri CTO IRE

Un rêve, une maison

Il m'apportait des lys Riant

Regarde, ils sont en Dieu, regardez le couchant

L.I l'ICTOIRE Le couchant est en vous, regardez, regardez, regardez l'Orient

Les soldats Les ouvriers \ Les pères t Les artistes

Ah! je te sens, tu passes sur Ma Face Je vois monter en plein azur Ma race

Ma face Ma race

Je vois monter en plein azur Ma race Victoire, quand tu passes sur Ma face

Ta face Ma face

Les soldats Les ouvriers \

Les pères

Les artistes ' Avec le visage du jour

S'embrase

S'embrase Emporte-nous, terrible Amour

Victoire,

Aurore, Extase,

Les soldats

Les ouvriers )

Les pères j

Les artistes '

Les mères l

Les EPOUSES /

Les fiancées (

Les )eunes filles ^

Les enfants (

Ta clarté nous sculpte au fronton De notre histoire

Au grand fronton D'aurore

Baigne d'un dieu le pur Ironton De notre race

Jusqu'au bûcher d'azur où resplendit ta face

Nous pantalons en vous... Joie aux ressuscites

Nous sommes le pardon de vos bras irrités

Joie aux cités D'aurore

Nous sommes votre sang Sonore

Nous sommes le matin du pays Irémissant La Victoire

Et voici sur Paris, et voici sur la France, et voici sur le monde,

Voici dans tous les cœurs qu'avec l'auguste voix de nos canons qui gronde Un orage de cris, une immense lueur de tempête se lève.

Vainqueurs! ]e suis vainqueur... La Victoire m'emporte au delà de mon rêve. M'emporte au cœur de Dieu. J'assiste au pur festin, j'assiste au grand matin, A la gloire des cœurs maîtres de leurs destins.

Qui parlait de mourir? La vie est là sublime, immense, délivrée. Vainqueurs!... Le feu du jour que je respire est plein d'une haleine sacrée. Les plus humbles désirs de ma jeunesse, et les plus beaux, m'ont couronné, Dans un grand flot d'amour, pour la seconde fois je crois que je suis né... Paris, mon pur Paris! ils fuient. C'est beau de croire. Ils fuient. C'est la victoire. Viens, montons sur la Tour pour contempler ta gloire.

Paris, mon beau Paris!... Et sur l'Arc de Triomphe et sur les Invalides,

Sur le Louvre, la Seine, et le blanc Panthéon, âmes aux vents, splendides.

Dans la houle des cris, je les vois tous les morts, tous les vivants s'abattre.

Toute l'armée humaine où n'a cessé, mon cœur, de battre et de se battre

Le vrai cœur de la Terre. Ils sont là, les fervents. Et les morts sont vivants.

Les dieux sont de retour. O frères rencontrés, visages émouvants,

O drapeau dans les vents... Toute la ville baigne en un calme mj'stère.

Mais si pur soit le jour, on a sauvé Paris, on ne peut plus se taire.

On a sauvé le monde, on a sauvé la terre...

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