LA VICTOIRE
Les soldats
Les ouvriers
Les pères
Les artistes
Je suis ce vaste ciel intérieur, cette âme Où s'envole l'esprit, du corps victorieux. Activez les brasiers dont vos cœurs sont la ûanune, je suis le plein couchant des jours laborieux.
SUencc. Un rire ardent enveloppe la lame
Que tend le poing sanglant. Que me veulent les cieux ?
Née avec vous, lauriers, une autre voix m'acclame,
Pathétique printemps d'un peuple
Verts aïeux Verts aïeux Verts aïeux Verts aïeux
LA riCTOIRE
Le sang est le ciment, l'esprit est la truelle. Apportez les outils, assemblez les blocs d'or. Bâtissons les autels de la Cité nouvelle.
Les ouvriers l I
Les pères ) l
Les artistes ' )
LA VICTOIRE ( j
Bâtissons
Edifions Bâtissons Edifions
l'invincible la mort.
Lorsqu'il a faim de Dieu, dans l'ombre de mon aile Pour renaître plus beau le vieux monde s'endort.
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Les soldats
Les ouvriers \
Les pères j
Les artistes '
Les mères i
Les épouses ]
Les fiancées '
jeunes riLL?:s \
Les enfants )
Bâtissons la cité
O fils Assemblons les blocs d'or
Les soldats
Les ouvriers
Les pères
Les artistes
Les enfants
Elevons les murailles Apportez les outils
Peuple, fortilions Quel sang doré cimente
Quelle aube argenté Truelles et fusils Les blocs de vie
Edifions la mort A quoi bon A quoi bon L'Amour est fort Aimons
Edifions Chaulons
Les lois de la patrie
Les blocs d'humanité
Les demeures de vie
Les lois, les justes lois, la moisson des batailles
La Cité
Bâtissons
Les soldats
Les ouvriers
Les pères
Les artistes
Les mères
Les épouses
Les fiancées
Les jeunes filles
Les enfants
Lu:/ ne TOI RE
I La Gloire met en nous son austère printemps
i Assemblons les blocs de basalte Dressons les grands échataudages
Enracinons la paix, plantons les arcs flottants L'Amour M'exalte Les Muses tendent les cordages
La Gloire met en nous son funèbre printemps
Nos flancs tressaillent Il s'est levé, le Jour Le jour des fiançailles
Je l'entends dans mon sang qui marche, le Printemps La Gloire chante, je l'entends
La Gloire exalte
Ah ! mieux que les lauriers, que vos roses, jetez
Au fond de moi toute souffrance.
II n'est pas de désirs, de travaux, d'espérance Qui n'aient, sous la splendeur de mes sombres étés.
Vu, dans la joie et l'abondance.
S'accroître leur soleil... Chantez!
sïUfc
Les soldats / Où sont Les ouvriers \ \ ^'lon atelier, ma charrue et mon champ
Les pères y ) J'avais un fils
Les artistes
Les mères \ 1 Nos fils J'avais un fils Les fiancées f j LJ ri CTO IRE
Un rêve, une maison
Il m'apportait des lys Riant
Regarde, ils sont en Dieu, regardez le couchant
L.I l'ICTOIRE Le couchant est en vous, regardez, regardez, regardez l'Orient
Les soldats Les ouvriers \ Les pères t Les artistes
Ah! je te sens, tu passes sur Ma Face Je vois monter en plein azur Ma race
Ma face Ma race
Je vois monter en plein azur Ma race Victoire, quand tu passes sur Ma face
Ta face Ma face
Les soldats Les ouvriers \
Les pères
Les artistes ' Avec le visage du jour
S'embrase
S'embrase Emporte-nous, terrible Amour
Victoire,
Aurore, Extase,
Les soldats
Les ouvriers )
Les pères j
Les artistes '
Les mères l
Les EPOUSES /
Les fiancées (
Les )eunes filles ^
Les enfants (
Ta clarté nous sculpte au fronton De notre histoire
Au grand fronton D'aurore
Baigne d'un dieu le pur Ironton De notre race
Jusqu'au bûcher d'azur où resplendit ta face
Nous pantalons en vous... Joie aux ressuscites
Nous sommes le pardon de vos bras irrités
Joie aux cités D'aurore
Nous sommes votre sang Sonore
Nous sommes le matin du pays Irémissant La Victoire
Et voici sur Paris, et voici sur la France, et voici sur le monde,
Voici dans tous les cœurs qu'avec l'auguste voix de nos canons qui gronde Un orage de cris, une immense lueur de tempête se lève.
Vainqueurs! ]e suis vainqueur... La Victoire m'emporte au delà de mon rêve. M'emporte au cœur de Dieu. J'assiste au pur festin, j'assiste au grand matin, A la gloire des cœurs maîtres de leurs destins.
Qui parlait de mourir? La vie est là sublime, immense, délivrée. Vainqueurs!... Le feu du jour que je respire est plein d'une haleine sacrée. Les plus humbles désirs de ma jeunesse, et les plus beaux, m'ont couronné, Dans un grand flot d'amour, pour la seconde fois je crois que je suis né... Paris, mon pur Paris! ils fuient. C'est beau de croire. Ils fuient. C'est la victoire. Viens, montons sur la Tour pour contempler ta gloire.
Paris, mon beau Paris!... Et sur l'Arc de Triomphe et sur les Invalides,
Sur le Louvre, la Seine, et le blanc Panthéon, âmes aux vents, splendides.
Dans la houle des cris, je les vois tous les morts, tous les vivants s'abattre.
Toute l'armée humaine où n'a cessé, mon cœur, de battre et de se battre
Le vrai cœur de la Terre. Ils sont là, les fervents. Et les morts sont vivants.
Les dieux sont de retour. O frères rencontrés, visages émouvants,
O drapeau dans les vents... Toute la ville baigne en un calme mj'stère.
Mais si pur soit le jour, on a sauvé Paris, on ne peut plus se taire.
On a sauvé le monde, on a sauvé la terre...