‹ Les HymnesChapitre 5 sur 25 · LE PEUPLE SOUVERAIN S'AVANCE · texte numérisé non relu

LE PEUPLE SOUVERAIN S'AVANCE

Hors de moi, mon vieux cœur bat dans mille poitrines, Les siècles ont lacé ma casaque d'airain. J'étais à Friedland et j'étais à Bouvines...

Les horizons de la Alarne au Rhin :

A la Marne, à Verdun, au Rhin, au Rhin, au Rhin...

L'ouvrier: Frères outils, père |atelier... Viens, chère paix de mon atelier, contre moi, sur mon cœur...

Entends chanter le peuple en armes !

O vitres, ciel, coin que j'aimais... Se battre, encor c'est travailler. Etre vainqueur, je le sens bien,

c'est le plus beau travail que je puisse accomplir. Que puisse faire un homme. Et pourtant on m'a dit... De la boue et du sang, des larmes. Il serait simple de mourir, ah! si la Guerre, oui, la Guerre était l'amour... Mais haïr! Douceur d'ouvrir un livre... 11 est donc des peuples maudits. Il est des peuples ivres... Je veux relire Dans ce jour

Ce que dit Michelet... 11 aimait l'Allemagne. Ah! l'Allemagne est en délire, et moi mon cœur Ne comprend pas sa haine. Elle veut souiller ma fontaine, briser l'outil, éteindre le flambeau. Tondre mon blé dans ma campagne. Non... Etre maître chez soi, vainqueur, manger mon pain : Français, j'aime la loi. Je partirai demain... Aux grands plis du drapeau, paix douce, chers outils, A quelque étape, sur la mousse, je vous reverrai, sur la mousse... Me tueront-ils?

Le peuple : Aux armes, citoyen ! L'orage A crevé contre ton foyer, Sur la ville, pâle de rage, Les croix noires ont flamboyé..

Le peuple : Kcoule... La troupe hagarde

Tourbillonne sur nos maisons...

Tes enfants, ta femme, regarde., Et là-bas flambent les moissons.

Le poêle : N'hésite plus... Ah ! cours, mon frère. Au fond du ciel ne vois-tu pas.

Ivre d'amour et de colère, La Mère qui te tend les bras?

A nous la France est apparue.

Mère des lois et des outils.

Et c'est elle qui dans la rue Fleurit de roses nos Fusils.

N'hésite plus... Le cœur du monde A grands coups sourds t'appelle, entends Dans ton sang où la force abonde Gronder ce même noir printemps.

... EST JKRirÉ Le soir de gloire ! Les rues, les ponts, les arbres brûlent. L'Arc de Triomphe est en feu. Les toits, la ville à longs flots pavoises ondule. L'Arche, au fond du crépuscule ouvre son portail glorieux. Et pur, tranquille, auguste encens mystérieux, un blanc nuage, dans le ciel bleu, monte vers Dieu.

La \illk ;

C'est un présage

La ville (

Les hommes ^

Les bêtes '

Z/<r Penseur DE RoDiN / Quel vaste chant me libère

Toutes les branches \ Avec les arbres

Toutes les pierres 1 Avec les marbres

Rude f

L'aile de gloire

C'est la Guerre ! la Victoire

La Guerre

Mon âme, enfin

La Marseillaise de

Moi, c'est l'ivresse de la guerre Comme un grand vin

^e soir, respire

oi, qui m inspire

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