‹ Les Hyperglycémies Sans GlycosurieChapitre 11 sur 35 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

Considérations générales.

Le présent travail résulte du dépouillement d'environ 8.000 observations datant de 1923 à 1927, dont une partie ont été recueillies dans le service hospitalier et la clientèle du docteur Verdeau, et dont l’autre partie nous ont été obligeamment communiquées par nos confrères de l'Hôpital militaire thermal de Vichy. Nous tenons à les remereier ici de l’aimable empressement qu'ils ont mis à faciliter nos recherches.

Les malades qui font l’objet de ces observations appartiennent à un milieu très différent de celui dans lequel d’autres observateurs ont étudié avant ‘nous les hyperglycémies sans glycosurie. Il est composé à peu près exclusivement d'hommes de 25 à 60 ans, dont les quatre cinquièmes ont'habité les colonies comme militaires ou fonctionnaires civils.

Tous, en tant que malades « thermaux », sont, par définition, des sujets déambulants chroniques. Les règlements militaires imposent, eu effet, la suspension de la cure et l'évacuation sur l'hôpital mixte de la ville à ceux qui présentent, en cours de traitement, une affection intercurrente nécessitant le repos au Jit ou à la chambre

A beaucoup de ces malades thermaux conviendrait mieux le qualificatif de « prémalades », leur affection ne se manifestant souvent que par des troubles fonctionnels. On voit par 1à combien ils s'éloignent de ceux qu'on observe dans les hôpitaux généraux ou les cliniques privées.

Ils appartiennent à la classe aisée, ce qui explique chez eux certains désordres nutritifs ou digestifs qui sont la rançon d'uné alimentation trop riche. et de manquements. hygiéniques répétés.

La plupart, ayant subi les fatigues de la guerre, ont pu, de ce fait, être prédisposés à des réactions viscérales précoces ou tardives.

Ils ont été, avant leur envoi à Vichy, l'objet d'un examen minutieux destiné au dépistage des contre-indications. Nous n'y trouverons, par conséquent, ni cancéreux, ni pulmonaires, ni cardiaques, ni rénaux, du moins cliniquement parlant. Si des modifications pathologiques des viscères extradigestifs sont relevées dans leur examen physique ou par les épreuves de laboratoire, elles ne sont jamais profondes et ne traduisent ordinairement qu'un trouble naissant, ou placé lui-même sous la dépendance du désordre nutritif qui a motivé la cure thermale.

Le sucre sanguin a été dosé par la méthode de Lewist et Benedict, modifiée par Rouzaud et Manceau.

Le sang a été recueilli par ponction veineuse le matin à jeun. Une analyse chimique de l'urine a été pratiquée sur un échantillou prélevé en même temps que le sang, et une autre analyse complète d'une urine de vingt-quatre heures a été faite dans les quelques jours qui ont précédé ou suivi le prélèvement de sang.

Nous rappelons sommairement la technique du dosage.

1° Outillage opératoire Il comprend :

Une fiole d'Erlenmayer ;

Une éprouvette graduée de 50 ce. ; Deux éprouvettes graduées de 20 ec. ; Un agitateur en verre;

Six tubes à essai (grand modèle) ; Une pipette de 5 ce. ;

Un matras jaugé de 50 cc. ;

Un verre à pied ;

Un porte-tubes ;

Un bain-marie.

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