AGE
la poudre de zinc et dans le filtrat on dose le sucre suivant la méthode de Bertrand.
Ces dernières méthodes sont évidemment très rigoureuses, mais elles sont un peu compliquées et ne se prêtent pas, comme la première, aux analyses en série.
Avant de commenter les résultats que nous avons relevés et qui tous ont été obtenus par la méthode de Lewist et Benedict, modifiée par Rouzaud et Manceau, il nous paraît indispensable de préciser ce que nous entendons : 1° par hyperglycémie: 2° par absence de glycosurie.
Les auteurs ne sont pas entièrement d'accord sur le taux normal du glucose sanguin. Pour Baudouin (loc. cit.), il serait compris entre 1 gr. 25 et 1. gr. 50. Au Congrès de Strasbourg de 1921, Ambard et Chabanier ont admis comme limites 0 gr. 96 et 1 gr. 10. Parmi les auteurs étrangers, Naunyn donne 0 gr. 70 à 1 gramme; Klemperer, 0 gr. 80 à 1 gr, 10; Hopkins, 0 gr.60 her 10,
Rathery, étudiant la glycémie de 40 sujets de sexes différents, d’âges divers, et exempts de tares apparentes, a trouvé un taux variable, mais ne dépassant jamais 1 gr. 10. On pourrait donc faire commencer l'hyperglycémie à 1 gr. 15 par exemple. Toutefois, pour faire la part des causes d'erreur inhérentes à l’emploi de toute méthode colorimétrique, nous n'avons pas cru devoir retenir comme hyperglycémies « certaines » celles qui n'atteignaient pas au moins 1 gr. 25.
Quant à l’ « absence de glycosurie », nous prenons le terme dans son sens absolu. Nous n'avons fait état que des cas où les malades n'avaient jamais présenté de sucre dans leurs urines. Une analyse a toujours été pratiquée au moment même du prélèvement de sang, c'est-à-dire à jeun, au moven d'une liqueur de Fehling fraîche. Une autre analyse, nous le répétons, a été faite sur une urine totale de vingt-quatre heures, au cours des journées qui ont précédé ou suivi l’analyse de sang. Notre statistique comprend donc uniquement des sujets non diabétiques.
Sur les 8.000 observations qui nous ont été communiquées,