‹ Les Hypertendus: à tension maxima variable Contribution à l'étude de la forme de la pulsation chez les hypertendusChapitre 20 sur 81 · ESS È À · texte numérisé non relu

ESS È À

mises en évidence le jour même de l'entrée de la malade à l'hôpital. Elle était dans le coma, venant de prendre, à l’infirmerie de porte, une crise convulsive. La tension maxima, malgré une saignée faite à la porte, était de 23. Mais il existait, à l’étude de la courbe auscultatoire, un large trou auscultatoire dent la marge inférieure correspondait environ au chiffre 19 du manomètre, c'est-àdire que les tons de la courbe, brusquement disparus à 22, ne se retrouvaient qu'à |9.

« La recherche du retard provoqué du pouls radial, préconisé par l’un de nous comme un signe de dépistage facile de l’anacrotisme, était chez cette malade particulièrement démonstrative : le retard du pouls radial audessous de la manchette était très net: il disparaissait lorsque la pression dans la manchette atteignait 19.

« Un troisième signe de séméiologie de la pulsation était également noté ce jour-là : lorsqu'on recherchait le chiffre exact de Mx, certaines pulsations franchissaient le brassard, alors que d’autres étaient arrêtées, et cela sans alternance régulière ni extrasystolie. Ce signe a été décrit par M. le Professeur RIMBAUD et par son élève, notre ami BOULET, agrégé de la Faculté de Montpellier, sous le nom d’arythmie de tension, et nous l'avons retrouvé fréquemment chez les sujets à pouls anacrote.

« Si bien que nous faisions noter ce jour-là, sur l’observation de notre malade: « Hypertension avec tension maxima à 23, tension minima à 12, pouls anacrote et plateau d’anacrotisme à 19. »

« Or, le lendemain, la malade allant mieux, étant sortie

du coma, la tension était de 19/12, sans signes d’anacrotisme.

« La malade devait nous redonner souvent en un an

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