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paragraphe de : La Pression Artérielle de l’Homme, de POTAIN, publié après sa mort par Pierre TEISSIER
« Le chiffre de la pression artérielle varie avec l’âge, le sexe, l’heure de la journée, la température, la position du corps, le mouvement, la fatigue, l’alimentation, les impressions physiques ou morales.
« Il y a, toutefois, pour tout sujet à l’état normal, un chiffre autour duquel oscillent les variations résultant de ces influences diverses ; chiffre paraissant avoir une assez grande constance ».
Dans les cas pathologiques comme chez les sujets normaux, chacun semblait avoir sa tension artérielle, et M. GALLAVARDIN pouvait écrire, dans son ouvrage sur la tension artérielle en clinique — ouvrage qui fait autorité en la matière — que, si l’on tient compte plutôt de l’ensemble des mensurations qui auront été faites pendant un laps de temps déterminé, que de telle ou telle variation accidentelle, c’est l'impression d’une assez grand fixité qui se dégage des études sphygnomanométriques.
La pression artérielle est due, écrit POTAIN à deux causes : les contractions du cœur d’une part ; la résistance périphérique d'autre part. Et cet auteur expli- ‘que :
« Propulsé par le cœur, le sang trouve, en avançant vers la périphérie, une résistance qui s’accroît rapidement avec la diminution du calibre des vaisseaux. Retardé par cette résistance il distend tout le système artériel, et à l'instant de chaque systole, presse davantage sur la paroi vasculaire qui, en vertu de son
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élasticité, lui rend les pressions qu’elle a reçues. Or, comme les systoles cardiaques se succèdent à courts intervalles, la distension produite par chacune d'elles n'a jamais complètement cessé quand la suivante commence. La paroi artérielle est donc ainsi plus ou moins tendue. Cette tension, produite par la poussée du sang contre la paroi lui est nécessairement égale. Tantôt l’élasticité en devenant prédominante en amène le retrait. D'où, conclut POTAIN, les oscillations artérielles qui n'ont d’ailleurs qu’une faible amplitude quand l'artère n’est point comprimée ».
Et le même auteur poursuit : « Trouvant devant lui une aorte qui cèds sans retard, le cœur y fait pénétrer son contenu d'un mouvement uniforme et régulier. Sans doute la résistance de l'artère augmente à mesure que son élasticité est mise en jeu et que la pression s'y accroît. Mais d’une part l’action du ventricule s'exerce d’une façon plus efficace à mesure que sa cavité se restreint; de l’autre, la résistance due à l’inertie diminue progressivement. Si bien que ces influences diverses se compensent assez exactement pour que le courant au niveau de l'orifice aortique reste sensiblement uniforme ».
D'où, pour un état circulatoire donné, la constance
- des chiffres tensionnels. Chiffres qui seront élevés ou
abaissés pour un nouvel état circulatoire résultant de phénomènes physiologiques ou pathologiques nou- VEaUx.
« Lorsque diminue l’élasticité des artères, dit Po- TAIN, le cœur ne maintient une circulation périphérique suffisante qu’à la condition de produire un effort