II. — L’'HYPOGLYCEMIE EN CLINIQUE
Avant d'étudier les différentes causes d’hypoglycémie spontanée, il nous paraît utile de rappeler brièvement sur quels symptômes on peut porter le diagnostic clinique d’hypoglycémie. Malgré leur nombre et leur variété et bien qu’ils soient le fait d’une participation de presque tous les organes, leur groupement est suffisamment caractéristique, ainsi que leur évolution. Suivant le développement de l’important ouvrage que J. SIGWALD a consacré à cette question de l’hypoglycémie, nous commencerons d’abord par une étude séméiologique pour décrire ensuite les formes cliniques que l’on peut rencontrer.
a) SYMPTOMES GÉNÉRAUX.
Apparaissant dès le début, imprécis en eux-mêmes, caractéristiques surtout par leur association, Ces symptômes généraux d’allure banale tirent leur valeur du fait qu’ils apparaissent loin des repas. Il s’agit d’une sensation de fatigue, très spéciale, accompagnée de lassitude aboutissant à une incapacité totale de toût travail physique et intellectuel. Cette asthénie physique est souvent peu accentuée, tandis que l’asthénie psychique est beaucoup plus fréquente. De plus, au cours d’hypoglycémie forte et prolongée, on constate souvent une hypothermie modérée,
b) SYMPTOMES DIGESTIFS.
Au cours de toute glycopénie, peuvent apparaître des
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symptômes fonctionnels gastriques qui ont la valeur d’une véritable réaction de défense : la sensation de faim est extrêmement fréquente et peut presque toujours être retrouvée à l’interrogatoire; il peut s’agir de faim à peu près normale, mais beaucoup plus souvent c’est une sensation de besoin très pénible accompagnée de malaises et d’anxiété. Souvent s’y ajoutent des baillement, des aigreurs, où encore une épigastralgie assez vive. Ainsi que l’ont montré récemment les physiologistes, cette sensation de faim est liée à une exagération des contractions gastriques elle-même sous la dépendance de lhypoglycémie.
c) SYMPTOMES CARDIO-VASCULAIRES.
Rarement l’hypoglycémie entraîne des symptômes cardiaques. Ils peuvent aller dés palpitations banales à la crise ‘angineuse typique (heureusement rarissime); entre ces deux cas extrêmes on peut rencontrer tous les intermédiaires. En même temps on peut trouver certaines modifications transitoires de l'E. C. G. qui ont pu être Systématisées. D'autre part, on constate des modifications de la tension artérielle, le plus souvent une hypertension que la plupart des auteurs attribuent à une hyperadrénalinémie réactionnelle.
d) SYMPTOMES RESPIRATOIRES.
Les manifestations respiratoires fonctionnelles sont peu fréquentes#au cours du complexe glycopénique et se bornent alors à une dyspnée sans caractère spécial. Par contre on peut trouver à la période terminale des complications infectieuses non spécifiques, sans doute favo-: risées par l’hypoglycémie tissulaire. |
e) SYMPTOMES NERVEUX.
À l’opposé des troubles précités qui, hormis les symptômes généraux, sont relativement rares, on rencontre