AA ET ME
au cours de toute hypoglycémie des manifestations neurologiques transitoires et ne laissant pas de séquelles. Parmi ceux-ci, les convulsions ont une importance primordiale, car elles présentent toujours au cours de l’évolution d’un cas sérieux. On peut observer de grandes attaques épileptiques dont le début brutal se fait par un cri initial et dont l’évolution se caractérise par les stades classiques : tonique, clonique, puis coma avec amnésie. En fait, il s’agit beaucoup plus souvent d'attaques épileptiformes aux symptômes moins précis, aboutissant parfois à un état subintrant convulsif. Bien souvent, les attaques sont partielles, intermittentes, irrégulières, et se reproduisent rarement identiques à elles-mêmes chez un même malade. Fait capital, elles disparaissent après l’administration d’une quantité suffisante de glucose.
Ces états épileptiformes peuvent alterner avec des .équivalents en tout point comparables à ceux de lépilepsie et que l’on peut classer de façon identique. Il peut ‘s'agir d’équivalents psychiques variés, allant de l’obnubilation simple au grand accès maniaque (obnubilation plus ou moins accentuée, accidents anxieux ou dépressifs, confusion mentale rarement isolée et précédant l’apparition du coma, agitation psycho-motrice avec fugues, fabulation, hallucinations, rarement délire systématisé). Toutes ces manifestations psycho-motrices sont transitoires, disparaissent sans laisser la moindre séquelle ni le moindre souvenir; cette amnésie caractéristique permet parfaitement de leur appliquer le terme d'équivalents hypo- glycémiques. 4 ;
Outre les contractures toniques ou cloniques des attaques épileptiformes, on peut rencontrer des contractures de tout genre et de siège absolument quelconque. Elles peuvent s'accompagner de paralysies partielles, voire même d’hémiplégie qui, lorsqu'elle existe, est particulièrement intense et se traduit par l’exagération des réflexes avec signe de Babinski, elle est tout aussi transitoire que les autres signes neurologiques. En dehors des