FORME RELIGIEUSE DE L'HYSTÉRIE
près ronds, s'étendant un peu en longueur, présentant trois ou quatre lignes de diamètre, et fixés de part en part aux deux mains et aux deux pieds. Le jeudi soir et le vendredi, toutes ces plaies laissaient couler par goutte un sang ordinairement clair. Les autres soirs, elles étaient recouvertes d'une croûte de sang desséché.
Marie garda le plus profond silence sur ces faits merveilleux; mais en 1834, le jour delà Visitation, l'extase, s'élant déclarée chez elle pendant une procession, la surprit en présence de plusieurs témoins : elle fut plongée deux fois dans la joie la plus vive, semblable à un ange glorieux, touchant à peine son lit delà pointe des pieds, éclatante comme une rose, les bras étendus en croix; et tous les assistants remarquèrent les stigmates de ses mains. Dès lors cette merveilleuse particularité ne pouvait plus demeurer secrète.
Le cas de Louise Lateau a été le sujet de nombreuses études, de plusieurs rapports aux sociétés savantes, de mémoires inspirés les uns par la foi au surnaturel, les autres par l'esprit scientifique le plus rigoureux1. L'analyse attentive des phénomènes présentés par la stigmatisée belge, a montré qu'il s'agissait, comme dans le cas de Marie Koerl, d'hystérie avec attaques incomplètes, accompagnées de contractures, de contorsions, d'extases, de sueurs de sang.
Voici une très curieuse observation d'extase rapportée par M. Brown-Séquard :
I. F. Lefebvre, Louise Lateau, de Bois d'Haine; sa vie, ses edtases, ses stigmates; étude médicale, Louvain, Peeters, 1873, 2e édition.
Imbert-Gourbeyre, Les stigmatisées, Louise Lateau, de Dois d'Haine ; Paris, Y. Palmé, 1873.
Bourneville, Louise Lateau, 1878.
Van L'i.iy, Virchow, Rôhling, [ Bruxelles, Closson et Cie,l873]. Warlomont, etc. [Paris. J.B. Bailliere et iils, 1875],