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PHÉNOMÈNES DÉLIRANTS

hémi-anesthésie, — les zones d'hypereslhésie, la douleur ovarienne, les grandes attaques coïncident fréquemment en effet avec la folie hystérique.

Ces phénomènes, il faut bien le savoir, n'en sont pas cependant un accompagnement obligé. Comme l'ajustement fait remarquer Briquet1, le délire peut être le fait dominant et constituer en quelque sorte à lui seul toute l'hystérie. Morel -va même plus loin. D'après lui, la folie hystérique a d'autant plus de chance de s'établir que les autres phénomènes morbides propres à la maladie sont moins saillants. « Dans les nombreuses observations de folie hystérique que je possède, dit-il, il a suffi de quelques crises hystériques, qui se sont produites dans le jeune âge, pour faire naître une fatale prédisposition à délirer ultérieurement dans le sens des actes extravagants que je vais signaler comme formant un des caractères essentiels de la folie hystérique. »

Peu importe d'ailleurs qu'on observe ou non, en même temps que les troubles intellectuels, le cortège symptomatique de l'hystéro-épilepsie; les désordres psychiques se présentent toujours avec la même physionomie générale.

Ils consistent en accès de manie, de mélancolie,, en hallucinations, en impulsions irrésistibles. Tous ces accidents se combinent le plus souvent : l'incoordination maniaque, par exemple, s'accompagne habituellement d'hallucinations, d'impulsions. Mais ils se spécifient, se distinguent assez nettement des désordres

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