‹ Les hysteriquesChapitre 113 sur 265 · Briquet, Traité de l'hystérie, p · texte numérisé non relu

Briquet, Traité de l'hystérie, p

2. Morel, Traité des maladies mentalesy Paris, 1800, p. 675 et suiv.

analogues relevant d'une autre cause que l'hystérie, par certains caractères que nous mettrons bientôt en relief.

Quelques exemples feront bien saisir la physionomie singulière que revêt la folie hystérique.

Le plus souvent le trait dominant, du délire, c'est V incoordination maniaque. La malade, surprise quelquefois au milieu d'une période de santé relative et de calme, d'autres fois à la suite d'une attaque ou d'une série d'attaques, se livre aux actes les plus déraisonnables, tout à coup, sans motif, par une sorte de spontanéité qui n'est pas l'un des caractères les moins intéressants du désordre mental.

Morel1 rapporte les faits suivants : une jeune hystérique dînait avec ses parents; tout à coup elle quitte la table, et son absence prolongée ayant inquiété sa famille, on se met à sa recherche: on la retrouve dans un bois voisin, occupée à accumuler les pierres pour en faire une espèce d'autel, disant qu'elle va se marier. Elle s'était couronnée de fleurs et avait ôté ses vêtements.

Une autre quitte le bras de son père dans une fête de village, et va se plonger dans un ruisseau fangeux. — Une grande et belle fille de vingt-quatre ans avait coutume, de temps en temps, de jeter son ouvrage violemment, se levait et ne s'apaisait que lorsqu'elle avait cassé quelques carreaux ou brisé des assiettes. Un jour, elle se leva de table, se saisit d'un vase où bouillait de l'eau, et la versa,

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