Cour des divorces, juillet l«7;j
VAGINISME. 513
ritabilité nerveuse excessive du vagin, tout essai de rapprochement sexuel ou même toute pression exercée dans le voisinage des parties sexuelles cause à la femme une douleur intolérable. M. Saint-Clair Gray a décrit huit cas qui ont été soumis à son observation : dans l'un, une femme de trente-huit ans était mariée depuis treize ans, mais son mari n'avait pu avoir aucun rapport sexuel avec elle, à cause de la douleur intolérable qu'elle éprouvait. L'examen montra qu'il y avait persistance de l'hymen, mais que les parties étaient tellement sensibles, que le simple attouchement avec le doigt produisait une grande souffrance. Neuf ans s'écoulèrent sans que cet état pût se modifier. Dans deux autres cas concernant aussi des femmes mariées, il y avait un état semblable des parties, et il y avait aussi persistance de l'hymen. Elles étaient mariées l'une depuis quatre ans et l'autre depuis sept ans. L'hymen fut détruit par une opération ; la sensibilité des parties disparut et elles eurent Tune quatre et l'autre trois enfants1.
Ainsi il est clair que d'après la loi anglaise, le vaginisnie ne pourrait donner aucun appui légal au divorce, parce que c'est un défaut curable, ainsi que le prouvent les deux cas précédents. Dans les trois observations de M. Saint-Clair Gray, les sujets n'avaient aucune malformation physique. Ces femmes étaient saines et bien formées à tous les points de vue.