‹ Les hysteriquesChapitre 196 sur 265 · Gourde Paris, 10 janvier · texte numérisé non relu

Gourde Paris, 10 janvier

512 âPPRftîIATIOH MÉDICO-LÉGALE.

et de la mesure qu'il prenait à sou égard, néanmoins l'omission de cette précaution ne peut constituer un sévice et motiver le divorce demandé :

jd I'ar ces motifs confirme... »

Vuiiuè de mariage. — Un procès assez étrange s'est plaidé en Angleterre1. Sir F. Hannen rendit un arrêt en laveur du mari contre la femme, qui avait refusé de se soumettre à l'examen et qui ne s'était pas présentée comme témoin dans les débals. Le procès fut remarquable à d'autres points de vue. Les preuves fournies par le mari tendaient à établir que, malgré une cohabitation de plus de trois ans, le mariage n'avait pas été consommé. 11 n'y avait pas chez l'épouse d'anomalie organique faisant obstacle au coït; mais, toutes les fois que le mari avait tenté cet acte, une attaque d'hystérie s'était déclarée et l'avait rendu impossible. Un arrêt annulant le mariage fut rendu en faveur du mari; mais le juge fit observer en même temps qu'un tel jugement ne pouvait s'expliquer qu'en l'appuyant sur un obstacle physique.

Aux pages 89 et 125 de cet ouvrage, j'ai eu incidemment adiré quelques mots du vaginisme. Or, à l'étranger, M. le docteur Saint-Clair Gray a spécialement étudié les situations diverses qui peuvent empêcher la consommation du mariage et donner lieu à un procès en nullité de mariage. C'est dire qu'il a été amené à parler du vaginisme, c'est-à-dire, de cet état de sensibilité particulière des organes par suite duquel, d'après une ir-

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