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FORMES DE L'HYSTÉRIE

toire symptornatique de la névrose, on est frappé du singulier contraste que présentent les unes avec les autres ses différentes manifestations. Y a-t-il en apparence rien de plus dissemblable que ces phénomènes nerveux si légers du premier degré de la maladie, et Les accidents à physionomie dramatique de Yhysteria major? et cependant, sous ces aspects cliniques si différents, c'est bien une seule et même affection qui se dissimule. On peut suivre en effet , avec quelque attention, la chaîne ininterrompue, qui des accidents légers de l'hystérie bénigne conduit aux manifestations effrayantes de la forme grave; et ce qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est que, dans quelques cas, il suffit d'un court laps de temps pour convertir en une hystéro-épileptique parfaite une malade qui jusqu'alors n'avait présenté que quelques vapeurs, de légers spasmes, un peu d'aneslhésie passagère. C'estassez dire qu'ici plus qu'en toute autre matière, il est dilfirile d'assigner à la maladie des formes et de déterminer les lois de son évolution.

Cependant, soit qu'on se place au point de vue de la gravité des symptômes, soit qu'on envisage leur enchaînement, l'ordre et la rapidité de leur succession, on peut admettre certaines manières d'être, certaines modalités habituelles de la névrose.

En effet, en ne tenant compte que de l'importance des manifestations de l'hystérie, on voit celles-ci se grouper habituellement de façon à constituer l'un des trois types que nous avons déjà indiqués à l'occasion de la description des attaques : l'hystérie légère sans at-

M6 BYSTÉR1ES CENTRALE ET PERIPHERIQUES.

laques, qui se traduit par une excessive émotivité, des pleurs et des rires faciles, quelquefois des douleurs vagues sur certains points, une sensation ordinairement légère de boule et de strangulation de temps en temps; l'hystérie plus grave avec ses attaques, mais attaques simples, sans phénomènes épileptiformes. Habituellement, les symptômes permanents sont un peu plus marqués que dans la forme qui précède; déjà on peut rencontrer de l'anesthésie, observer des spasmes, des contractures. Enfin, au haut de l'échelle, il faut placer, comme nous l'avons vu, Phystéro-épilepsie, fort heureusement la plus rare, mais aussi la plus grave de toutes les modalités de la maladie. C'est qu'en effet entre cette forme et celle qui la précède, il y a d'autres différences que celles qui résulteraient de la simple addition des convulsions épileptiformes. Autour de ces convulsions d'un nouvel aspect, se groupe d'habitude toute la série des manifestations graves de la névrose, les anesthésies prononcées, les contractures quelquefois tenaces, les désordres psychiques sérieux qui confinent à la folie hystérique, même lorsqu'ils n'y atteignent pas.

Ilvstérie*» centrale et périphériques. — On peut Cn-

core,avec M.LasègueSadmetlre une hystérie centrale et

des hystéries périphériques. «Dans le premier type, ditil, c'est le cerveau ou la moelle qui donne le mouvement. Les phénomènes de provenance encéphalique ou spinale peuvent se combiner, mais on les rencontre aussi

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