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Archives de médecine, 1878, vol. I

MANIFESTATIONS HYSTÉUOÏDES. 517

isolément. Certaines malades sujettes aux crises convulsives les plus accentuées sont exemptes de troubles de l'intelligence, du caractère ou du sentiment; d'autres, préservées des convulsions, des spasmes, des hyperesthésies ou des anesthésies des membres, n'ayant jamais eu d'attaques proprement dites, offrent les al tri buts exclusifs des désordres cérébraux, depuis la moindreperversion mentale jusqu'au délire confirmé. »

En regard, se placent les manifestations de l'hystérie périphérique. « Topographiquement elles sont locales, non symétriques, n'ayant aucune tendance à le devenir, se fixant dans des régions limiLées et desservies le plus ordinairement par un appareil nerveux également restreint. » Elles peuvent se traduire par des troubles de la sensibilité ou par des perversions du mouvement, mais elles ne se localisent pas au hasard et succèdent toujours à une irritation locale prémonitoire, antécédente, douloureuse ou non. »

Hystérie viscérale. — Nous avons vu dans une autre parlie de ce livre que la localisation fréquente des manifestations hystériques sur certains appareils de la vie organique exclusivement, avait légitimé la création de l'expression d'hystérie viscérale (Potain, Huchard). Il faut bien la considérer comme une forme de la névrose, puisqu'on l'observe indépendante.

manifestations hystéroïdcs. — Enfin, comme le dit encore M. Lasègue, « entrel'hystériepathognomoniqueet les désordres nerveux de toute espèce, le passage se faisant par des gradations insensibles, le mot dlii/stéroïde doit figurer dans la nomenclature au même

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