TYPES PRINCIPAUX
plus d'un caractère celui des affections cérébrales, des méningites, par exemple. Ces phénomènes persistent pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines, puis se dissipent pour faire place aux symptômes habituels de l'hystérie. Briquet a observé 25 fois sur 400 malades cette forme aiguë de début.
2° Dans un second type, l'hystérie se manifeste encore à son origine par l'appareil symptomatique habituel aux maladies aiguës graves. Mais ici les accidents rappellent moins ceux des affections cérébrales que ceux de la fièvre typhoïde : la température est élevée, l'abattement profond ; il y a de la céphalalgie, des dérangements des fonctions digestives. Et ces phénomènes, après trois ou quatre mois de durée, cèdent le pas aux symptômes vulgaires de la névrose.
D'autres fois, les accidents aiçus du début consistent en une série de crises convulsives, en des spasmes, des contractures qui font leur apparition soudaine, ou en des vomissements incoercibles.
3° Les manifestations ordinaires de l'hystérie, émotivité, analhésies, etc, peuvent s'être établies depuis un temps déjà long, lorsque les symptômes aigus graves apparaissaient. Ces manifestations qui sont, dans ce cas, secondaires, revêtent d'ailleurs les mêmes formes (cérébrale ou typhoïde) que précédemment.
4° Dans le quatrième type qui est un des plus communs, les accidents, légers au début, vont en s'aggravant d'une façon habituellement irrégulière, saccadée, mais toujours progressive. L'hystérie avec attaques succède à l'hystérie sans attaques, puis les phénomènes