MARCHE DE L'HYSTÉRIE
épileptiformes de Vhysteria major font leur apparition avec le cortège de manifestations qui les accompagnent d'ordinaire. Souvent les symptômes, après avoir atteint leur summum, rétrogradent à mesure que la malade avance en âge. Il est fréquent de voir cette rétrocession se produire après l'âge de vingt-cinq ou trente ans, par une sorte « d'usure de la maladie », comme dit M. Bernutz.
5° Les phénomènes, chez une cinquième catégorie de malades, peuvent se borner à des attaques convulsives, survenant de loin en loin, le plus souvent sous l'influence de causes occasionnelles. Dans l'intervalle, la santé est parfaite, et ce serait à peine si quelques-uns des symptômes ordinaires de la névrose existant là très atténués, quelques traces d'hyperesthésie ou d'anesthésie trahiraient l'existence de l'hystérie. C'est là une des formes bénignes de la maladie.
G0 Enfin l'hystérie peut évoluer d'une façon tout à fait irrégulière, se traduisant aujourd'hui par des manifestations graves et présentant le lendemain une rémission plus ou moins prolongée, à la suite de laquelle réapparaissent les accidents pour disparaître ensuite de nouveau. Il ne s'agit pas dans ces cas, comme Briquet l'a fait observer, de récidives, la malade restant, même durant les temps d'arrêt, en puissance d'hystérie. Les intennissions peuvent se prolonger parfois fort longtemps. On en a vu qui avaient duré dix, quinze et même vingt ans. Puis les phénomènes disparus renaissaient tout à coup, sous l'influence des causes qui en avaient antérieurement déterminé l'apparition.