ISOLEMENT
sons, dites miraculeuses, qui s'opèrent chaque jour dans les pèlerinages et lieux saints. Ces faits s'expliquent aisément par la tension intellectuelle de la malade dans les conditions où ils se produisent, et la conviction bien arrêt»'.' d'avance chez elle qu'elle court à la guérison. D'ailleurs, assez fréquemment dans les hôpitaux ou la pratique civile, on peut en observer d'aussi étranges en apparence. Queneau de Mussy, Fernet et d'autres ont fait subitement disparaître des paralysies ou la chorée hystériques à l'aide de pilules de mica-panis, dites fulminantes. Bouchut rapporte avoir guéri une paraplégie ancienne en faisant mettre le feu au lit. de la malade. Bernulz a pu mettre fin à un cas d'aphonie en dirigeant vers la gorge de la malade un jet d'eau froide à l'aide d'une seringue à injection. Il existe dans la science un assez grand nombre de faits de cet ordre. Le médecin doit les connaître, afin d'avoir recours, le cas échéant, à une méthode de traitement qui peut réussir là où les autres auront échoué.
Certains accidents hystériques méritent de fixer plus particulièrement l'attention du médecin, à cause des inconvénients qu'ils entraînent.
Ainsi les vomissements incoercibles doivent être combattus avec énergie; car ils peuvent, malgré la résistance vraiment extraordinaire de certaines hystériques à l'inanition, plonger à la longue les malades dans un état de cachexie fatale. Outre les moyens ordinaires, boissons gazeuses ou glacées, applications externes de glace ou d'un vésicatoire volant, électrisation ou pulvérisation d'éther sur la région épigastrique, usage des