TRAITEMENT MORAL
pations constantes de sa famille, ne sont pas étrangers chez la malade à l'interminable durée de certaines manifestations, on devra paraître ne pas y attacher une importance extrême. L'indifférence de l'entourage scia souvent plus utile qu'une excessive sollicitude, et on ne s'efforcera pas d'obtenir par des supplications réitérées, qu'une hystérique atteinte d'anorexie consente à prendre des aliments.
On se rappellera dans ces cas que, suivant l'expression de M. Lasègue, « l'excès d'insistance appelle l'excès de résistance. »
Nous devons donc insister sur la nécessité de l'isolement du malade dans les cas graves. Il faut toujours, dans l'espèce, se défier de la sollicitude des parents, particulièrement de la mère, qui se résout difficilement à traiter la jeune fille malade avec celte sorte de rigueu r tempérée qui est ici nécessaire. Voilà pourquoi il est sou vent indispensable d'éloigner complètement l'hystérique de sa famille et de la cloîtrer temporairemenldans un établissement hydrolhérapique. Lesuccès du traitement, la rapidité de son action tout au moins, sont an prix de cette séparation, à laquelle les parents se résolvent d'habitude assez aisément.
On sait quelle influence peuvent avoir sur l'aggravation ou l'atténuation des symptômes les sentiments qui dominent la malade, la confiance qu'elle a en son médecin, l'espoir d'une guérison prochaine.
On peut tirer en thérapeutique un utile parti de ces particularités de l'état mental des hystériques. Nous n'avons pas besoin de rappeler les nombreuses guéri-