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MANIFESTATIONS SOMATIQUES DE L HYSTERIE

Considérations générales. Formes des manifestations somatiques de l'hystérie. — Byslérie sans attaques. — Hystérie convulsive. — attaques simples, petite hystérie. — Attaques complexes : hysteria major, grande hystérie. — Symptômes nerveux qui naissent à la suite et dans l'intervalle des attaques - Anesthésies. — Byperesthé — Tnuililes de la motilité. — Troubles dépendant d'une exagération des Fonctions motrices du cerveau el de la moelle : spasmes el contractures. - Troubles dépendant d'une diminution ou .l'une suppression partielle 'les fonctions motrices du cerveau el de la moelle : paralysies hystériques. — Perversions de la motilité. — Ataxie hystérique. — Chorée hystérique. — Tremblements. Secousses. — Trouilles îles sécrétions el 'les exhalations. — Troubles de la circulation. — l>e la nutrition «lie/ les hystériques. — Fièvre hystérique.

De toutes les affections du système nerveux, l'hystérie

est certainement celle qui revêt les aspects les plus variés, et se traduit par la symptomatologie la plus complexe. Aussi, pendant longtemps, a-t-elle été considérée comme une maladie protéiforme au premier chef, échappant à toute tentative de description méthodique. Et cependant, si Ton y regarde de près ; si, rapprochant les phénomènes similaires, on en t'ait soigneusement la synthèse, on retrouve bien vite le fil conducteur qui permet de s'orienter dans le dédale,

MANIFESTATIONS SOMA1 IQUKS.

en apparence inextricable, (le> symptômes les plus multiples et les plus variés.

L'hystérie n'est sans doute pas toujours identiqueà elle-même; elle a, comme beaucoup d'autres affections d'ailleurs, ses formes bénignes ou graves; elle revêl des types différents suivant les ras; mais qu'il s'agisse des vapeurs ou des spasmes, del'bystérie la plus légère ou de la grande hystérie, la maladie a ses lois, ses manières d'être définissables el pour la plupart définies.

liieu que nous nous proposions principalement d'étudier la médecine légale relative aux hystériques, il est indispensable que nous tracions une description complète, quoique rapide, des manifestations cliniques variées par lesquelles l'hystérie se traduit. C'est qu'en ell'et l'état psychique spécial, les désordres intellectuels, qui tiennent une place si large et si importante dans le tableau symploniatique de la névrose, ne vont jamais seuls. Ils s'accompagnent toujours d'un (crtain nombre de phénomènes somatiques1 plus ou moins accusés.

Ces phénomènes, en effet, troubles variés de la sensibililé ou du mouvement (hyperesthésies, aneslhé-

l.Bien que nous opposions ici les troubles somatiques aux désordres psychiques, nous ne prétendons pas établir entre ces deux variétés il'' symptômes une distinction nosologique radicale, encore moins une opposition. Quand le cerveau est louclié, il réagit contré la cause perturbatrice, à sa façon, et suivant les cas, par des phénomènes d'ordre moteur, sensitif un intellectuel. Physiologiquement donc, les mois nomatiqiii's et psychiques n'ont pas de signification parfaitement précise; tous les symptômes eu réalité sont Bomatiques. .Mais, cliniquemcnt, il y a utilité a maintenir une distinction depuis longtemps consacrée par l'usage, quelque peu fondée qu'elle puisse paraître au point de vue philosophique.

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