Union médicale, 1S82, n
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recherches sur les névroses on1 familiarisé avec les faits de cel ordre, M. Hùchard, signalait la marche et les allures singulières que peul imprimer aux maladies inflammatoires ou infectieuses, aiguës on chroniques, l'existence antérieure chez 1rs sujets observés delà névrose hystérique; celle-ci constituant ce que M. le professeur Verneuil nomme une prolopnthie. hissi, sans tomber dans une réelle exagération qui consisterait à voir ou à soupçonner toujours l'hystérie chez la femme, comme autrefois Baglivi le recommandai! (feminis suspicandum de affediottr hystericâ), nousdirons qu'ilfaut toujours la rechercher dans l'enchevêtrement etle tumulte de symptômes insolites; car « telle qui aurait été déclarée étique, apoplectique, épileplique ou paralytique, ne se trouvera peul être qu'hystérique. » (Pomme).
Mais, >'il importe heaucoup au praticien d'être au moins aussi familiarisé avec les surprises de l'hystérie viscérale qu'avec le bruyant spectacle de l'hystérie cônvulsive, nous croyons que la connaissance de cette hystérie sans attaques esl également d'un grand intérêl au point de vue médico-légal ; car cette forme viscérale des manifestations somatiques delà névrose esl aussi étroitement liée que la forme cônvulsive aux manifestations psychiques sur lesquelles le médecin légiste esl appelé à prononcer.
Certains auteurs, se trouvant en présence de faits de ce genre et les croyant exceptionnels, ont cru devoir les classer sous la désignation d'hystérie larvée ou latente : ainsi a fait Devergie, dans un long rapport
HYSTÉRIE C0NVULS1VE. ,-,:,
public dans le bulletin de la Société de médecin* légale. Nous ne croyons pas que cette expression d'hystérie larvée vaille celle d'hystérie viscérale, employée par M. Potain. Elle aurait sa raison d'être, si on pouvait admettre que l'hystérie est en règle générale, el par essence même, une affection convulsive; mais, l'expérience journalière des médecins qui exercent en dehors de la pratique hospitalière démontrant que l'hystérie sans attaques est au moins aussi fréquente, et même, à notre avis, plus fréquente que l'hystérie avec attaques, il nous parait plus logique et plus conforme aux laits d'admettre sur un pied d'égalité, en leur reconnaissant la même importance nosologïque et pratique, les deux grandes formes de la névrose : hystérie sans attaques ou viscérale, hystérie convulsive avec attaques simples ou complexes.
B. — HYSTÉRIE CONVULSIVE Premier tle^ré : attaques simples, petite hystérie. —
Ici, le tableau se complique; les symptômes que nous venons de signaler s'accusent davantage, l'anesthésie se prononce, la malade se plaint souvent de névralgies viscérales dont le siège varie à l'infini ! tantôt c'est l'estomac, l'intestin, tantôt l'utérus, le l'oie qui sont en cause. Puis, à la suite d'une émotion, d'une contrariété, d'une des mille influences susceptibles de la déterminer, apparaît l'attaque. L'attaque dont il doit être ici question est l'attaque d'hystérie vulgaire. Plus loin, nous étudierons la forme plus complexe, qui prend
Legr.vnu du Saille. Les hystériques. 5