HYSTÉRIE CONVULSIVE
qui fait parfois désirer l'attaque, habituellement suivie de soulagement et de mieux-ètre.
Le premier phénomène de la crise est une aura dont le point de départ est variable. Les anciens, imbus, nous l'avons vu, d'idées théoriques fausses sur la nature de la névrose, croyaient que le début de toute attaque est une contraction anormale, une distension, une douleur au niveau de l'utérus. L'aura utérine, si elle existe, est certainement très rare. La sensation pénible qui annonce la crise a le plus souvent pour siège l'épigastre, comme l'a montré Briquet; mais fréquemment elle est elle-même précédée par une douleur de la région ovarienne (Charcot).
Il est des cas exceptionnels (31 cas sur 221, d'après la statistique de Briquet), dans lesquels l'aura procède primitivement des membres inférieurs ou supérieurs, etne gagne l'épigastre queconsécutivement. La douleur épigastrique (premier nœud de l'aura, d'après Piorry), qu'elle soit primitive ou secondaire, tend à gagner la gorge. La malade éprouve une sensation pénible de boule qui remonte de l'abdomen au larynx et produit bientôt un sentiment de strangulation et d'étouffement. La patiente fait souvent des efforts comme pour se débarrasser à l'aide des mains d'un corps étranger imaginaire qui gène la respiration; c'est là le second nœud de l'aura de Piorry.
Bientôt après se produisent des palpitations, puis, dans un grand nombre de cas (Charcot), des phénomènes céphaliques, des sifflements d'oreille, principalement du côté qui correspond à l'ovaire douloureux,