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HY9TÉR0-ÉPILEPSIE

ainsi constater par la lecture du tracé fourni par la contraction des muscles de l'avant bras, que cette phase comprend trois périodes secondaires : la première clonique, est représentée par une ligne ascendante on dulée et suivie d'un plateau qui correspond à la rigidité tonique des muscles; la deuxième (clonique) est figurée par une ligne dont les dentelures, d'abord très fines, vont en augmentant d'étendue à mesure que la courbe descend vers la résolution; enfin, dans la troisième (résolution ou sommeil stertoreux), les muscles sont complètement relâchés et l'aiguille du mytographe trace une ligne droite.

Ces intéressantes expériences ont permis, on le voit, de constater, avec la précision que donnent aux appréciations la lecture des tracés graphiques, la réalité dans la première période de l'attaque hystéro-épileptique des phases secondaires que les auteurs ont depuis longtemps reconnues à l'accès du mal comitial.

A la phase épileptoïde succède celle qui est dite des grands mouvements (deuxième période). Ici tout est nettement hystérique, et l'épilepsie n'apparaît pas plus dans la forme que dans le fond. Le corps s'incurve en arc de cercle, ne reposant plus sur le plan du lit que par l'occiput et les talons, ou bien la malade se place dans l'attitude dite du crucifiement. Puis des mouvements rapides de flexion du tronc en avant succèdent à des mouvements non moins brusques d'extension forcée, et la patiente paraît ainsi exécuter une série de salutations successives.

La troisième période est celle des attitudes passion-

M INIFESTATIOiïS SOMATIQUES.

nelles. En proie à des hallucinations, quelquefois gaies, souvenl effrayantes, l'hystérique traduil par des gestes, par le jeu expressif de sa physionomie, soil les craintes qui l'obsèdent, soil la joie et le plaisir qu'elle éprouve : tableau singulièrement animé, dans quelques cas, auquel les poses plastiques prises par la malade communiquent un aspect des plus pittoresques.

Ici, à proprement parler, se termine l'attaque. Et cependant la malade ne revient pas brusquement à elle; pendant un certain temps encore, elle reste sous le coup d'hallucinations, d'appréhensions illusoires. Il y a là, comme on l'a dit, une véritable période de délire (quatrième période), sur les détails de laquelle nous aurons à revenir à propos de l'étude de l'état mental. Contrairement à ce qu'on observe dans l'accès d'hystérie vulgaire, la conscience est abolie pendant toute la durée de la crise, et la malade, revenue à la santé, ne garde aucun souvenir de ce qui vient de se passer.

Telle est l'attaque type d'hystéro-épilepsie. Mais il sCn faut que dans tous les cas où on a affaire à Vhysieria major, les phases successives soient aussi accusées el nettement découpées que dans la description précédente. Une ou plusieurs des phases constitutives de la crise peuvent manquer; quelquefois tout se borne à la première période, les symptômes des trois autres sont à peine esquissés, et on conçoit l'embarras qu'en pareil cas on pourrait éprouver, pour distinguer, à première vue, cette variété d'attaque d'un accès de mal comitial. La deuxième et la troisième

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phase, au contraire, dominent assez souvent la scène. Aux symptômes habituels enfin se mélangent parfois des phénomènes d'extase et de catalepsie qui peuvent encore modifier les caractères de la crise. Mais, quelles que soient les formes anormales ou frustes que revêt l'attaque, un observateur exercé reconnaît aisément les liens par lesquels elle se rattache étroitement au type dont nous avons donné la formule.

En dehors des deux formes d'hystérie avec attaques (l'attaque vulgaire et l'attaque d'hystéro-épilepsie) dont nous venons de parler, les auteurs en ont admis quelques autres. C'est ainsi, par exemple, que Briquet décrit des attaques de syncope, de catalepsie, d'extase, de somnambulisme, de délire. Nous aurons plus bas l'occasion de parler de ces dernières, soit à l'occasion de l'étude des phénomènes hypnotiques dans l'hystérie, soit à propos de l'état mental. Nous devons seulement dire ici quelques mots des attaques de syncope.

Syncope. — La syncope est un phénomène fréquent. Cela s'explique si l'on songe que la chlorose et l'anémie se surajoutent communément aux symptômes de la névrose. Mais, dans quelques cas, elle constitue réellement une forme d'attaque d'hystérie. Cette forme serait peu commune toutefois; Briquet l'aurait rencontrée onze fois seulement, sur quatre cents malades. Dans un certain nombre de ces onze cas, « la syncope, dit cet auteur, constituait toute l'attaque; elle avait toujours eu lieu à la suite d'une émotion morale; à l'instant même, la malade éprouvait de la constriction à l'épigastre et à la gorge, quelques vertiges et un peu de

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