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VOMISSEMENTS STERCORAUX. III

dents hystériques fort variés, mais dont le plus pénible était une somnolence continuelle.

On songea à la réveiller en lui faisant prendre du café; mais au bout de quelques jours, elle ne put plus supporter cette infusion pour laquelle elle avait de la répugnance : elle la vomissait aussitôt qu'elle était ingérée. On administra alors du café en lavement : après une demi-heure la malade éprouve du malaise, des coliques, des gargouillements, puis des nausées, et elle finit par vomir du café. Deux jours après, l'expérience fut refaite devant Briquet, qui exerça une surveillance active : nouveau vomissement de café. On yaria alors l'épreuve et l'on ajouta au café une forledose de magnésie : le café fut vomi avec des traces de magnésie. Sans prévenir la malade, on mêla à un lavement qui lui fut administré de la teinture bleue de Tournesol : douze minutes après, la teinture était vomie et tournait au rouge. On donna un nouveau lavement, cette fois avec de l'eau salée ; la malade vomit un liquide où la réaction par le nitrate d'argent révéla la présence de chlorures.

La rareté extrême de ces faits nous engage à reproduire ici deux autres observations de défécation buccale. La première est rapportée par M. Jaccoud1.

OBSERVATION X. — Hystérie. — Vomissements de matières stercorales. — Fièvre typhoïde. — Mort.

« En 1867, dit M. Jaccoud, je reçus dans mon service, à l'hôpital Saint-Antoine, une jeune femme atteinte d'hystérie;

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