‹ Les hysteriquesChapitre 50 sur 265 · SPASMES DES VOIES AÉRIENNES. M · texte numérisé non relu

SPASMES DES VOIES AÉRIENNES. M

rapidité; le diaphragme à son tour s'élevait et s'abaissait rapidement, avec une telle force que toute la paroi abdominale était ballottée, et que tout le tube digestif secoué donnait un bruit analogue à celui que ferait un liquide fortement agité dans un grand vase à parois sonores; puis peu à peu tout se calmait, et l'accès cessait au bout de huit à dix minutes de durée.

L'apparition des cris chez la même malade est plus ou moins fréquente, parfois périodique et régulière. Il est des hystériques chez lesquels les accidents peuvent persister durant plusieurs semaines ou même plusieurs mois.

L'imitation a une grande influence sur le développement de ce symptôme. La malade, dont ltard a rapporté le cas, habitait un pensionnat ; plusieurs jeunes filles de ses camarade?, hystériques comme elle, furent prises des mêmes désordres.

Calmeil1 mentionne plusieurs épidémies anciennes : une épidémie d'aboiement à Kintorrp, en 1552; une de bêlement, en 1613, au couvent de Sainte-Brigitte ; une autre àDax, la même année. En 1566, les orphelins d'un hospice d'Amsterdam donnèrent l'original spectacle d'un concert de miaulements (concert miaulique). — Des faits analogues ont été rapportés par Freind (épidémie d'Oxford au dix-huitième siècle), par Kuiper (épidémie de Hoorn, en Hollande). — De Lancre, président du parlement de Bordeaux en 1616, envoya au bûcher un grand nombre de malheureuses, habitant la paroisse

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